Climat et gestion de l’eau : le Congo veut mobiliser les financements internationaux
Pour inverser la tendance, le premier volet des travaux s'est concentré sur les exigences opérationnelles du Fonds vert pour le climat (FVC). L'objectif a été de cartographier avec précision les besoins nationaux en matière de préparation, renforcer les capacités institutionnelles et garantir l'alignement stratégique sur les critères environnementaux, sociaux et de genre imposés par le FVC. « Il ne s’agit plus seulement de subir les effets du changement climatique, mais de doter nos institutions des outils nécessaires pour concevoir des dossiers bancables et capter les investissements là où ils se trouvent », a souligné l'un des participants aux ateliers. Au-delà de la mise à niveau institutionnelle, les journées des 22 et 23 juillet ont jeté les bases concrètes de la stratégie nationale à travers deux leviers opérationnels, notamment le Programme d’investissement dans le secteur de l’eau, et une feuille de route globale visant à identifier, prioriser et planifier les projets d’infrastructure hydraulique à fort impact pour l'agriculture, l'énergie et la santé. Répartis en plusieurs groupes de travail, les participants ont abordé la gestion de l'eau sous tous ses angles : gouvernance locale, évaluation des vulnérabilités territoriales, usages productifs et intégration du secteur privé. L'implication des universités Marien-Ngouabi et Denis-Sassou-N'Guesso ainsi que des organisations de jeunesse témoigne la volonté du gouvernement de bâtir un modèle participatif et durable. À l'issue des trois jours de concertation intense, la République du Congo est ressortie avec une feuille de route consensuelle et un portefeuille d'actions prêt à alimenter la diplomatie climatique du pays. Une étape décisive vers la transformation résiliente de son secteur de l'eau.
Rude Ngoma Légendes et crédits photo :Les participants aux travaux /Adiac |