Les Dépêches de Brazzaville



A cœur ouvert : les fleurs du sacrifice


En cette période où le cœur de la planète bat au rythme de la Coupe du monde de football Qatar 2022, les yeux des fans sont braqués sur ces actions légendaires, ces performances spectaculaires et ces sucess-stories dignes des plus beaux films de motivation.

Le football, sport-roi, bien qu’il se fasse de plus en plus des détracteurs, ne cessera de charmer parce que sur ce terrain vert, derrière ce ballon rond, se donnent en fait les plus belles leçons de dépassement de soi que peut-être aucune autre théorie de développement personnel ne saurait illustrer d’une meilleure façon.

Pourtant que serait un Mbappé, pressenti meilleur buteur de la compétition sans une préparation de quatre ans, sans un niveau d’entraînement que lui offre son club, sans les régulières compétitions auxquelles ce dernier participe ; sans aucun échauffement et les massages de son kinésithérapeute qu’un corps humain lambda ne saurait supporter sans se rendre malade et enfin que serait Mbappé sans le classement et les indications de son entraîneur ?

Derrière toute cette organisation millimétrée, il y a avant tout des âmes, de En-Nesyri, de Messi ou de Giroud qui ont accepté de se réveiller bien plus tôt que la moyenne de la population mondiale ; qui ont accepté de faire souffrir leur corps là où la plupart des personnes préfèrent le chérir et lui obéir au doigt et à l’oeil ; qui ont accepté un emploi du temps où le mot « entraînement » revient aussi souvent qu’au moins la moitié du nombre de cases horaires elles-mêmes et qui ne trouvent de satisfaction finalement qu’à cette capacité à rafler les trophées et les coupes qui apportent dans leur vie enfin toute la reconnaissance, l’argent et la gloire pour laquelle ils ont concédé tous ces sacrifices, visibles et invisibles, sans jamais perdre de vue le processus de la performance sans lequel ils retomberaient lentement mais sûrement dans les plus basses sphères de la pyramide de Maslow.


Princilia Pérès