Commémoration : Brazzaville a célébré les 142 ans de sa fondation
Cette cérémonie marquée par des conférences, exposition photos et animations culturelles a permis aux participants de se replonger dans les méandres de la civilisation qui est l’ensemble des traits caractérisant l’état d’une société du point de vue technique, intellectuel, politique et moral sans porter de jugement de valeur. « … Nous voici à nouveau réunis, alors que se trémoussent, à un jet de pierre d’ici, les vagues du fleuve Congo, pour laisser vibrer le rappel du 3 octobre 1880. Car voici 142 ans que s’érigea petitement, à partir d’une bourgade, Mfoa, les bourgeons d’une urbanité future ; 142 ans, que se tracèrent les routes d’une épopée qui constitue aujourd’hui le précieux trésor d’une histoire, la nôtre, au milieu d’autres récits, qui font l’histoire de notre pays ; 142 ans, dis-je, que Pierre Savorgnan de Brazza, après avoir reçu du Makoko Ilôh 1er l’hommage d’un accueil inoubliable, décida de planter sa tente », a déclaré Bélinda Ayessa. Revenant sur les origines, elle a dit qu’autour de la fondation de la bien nommée « Brazzaville », ils trouvent la naissance d’une histoire. « De cette petite station du pays téké, on est passé à une ville coloniale ; de ville coloniale à ville refuge pour une France en quête de liberté ; d’une ville coloniale à ville africaine se modernisant, hospitalière des différences, des multiplicités et des migrations. Oui, Brazzaville est aujourd’hui une cité urbaine. Georges Balandier, sociologue et anthropologue bien connu, ne s’en inspira-t-il pas lorsqu’il écrivit sa fameuse Sociologie des Brazzavilles noires, il y a plus de 60 ans ? », a-t-elle précisé. En ce 142e anniversaire de la fondation de Brazzaville, l’occasion a été donc toute indiquée de revisiter l’histoire en écoutant les Prs Alain Mombo et Célestin Désiré Niama, tous deux historiens et universitaires qui ont exposé sur « Le contact Makoko-de Brazza » pour le premier et « Brazza à Denis Sassou N’Guesso : de 1880 à nos jours, réussite ou échec », pour le second. Le mémorial Pierre Savorgnan de Brazza, 16 ans déjà
Pour Bélinda Ayessa, cela allait de soi qu’en ce seizième anniversaire du mémorial P.S.B., la direction de cet espace ait opté pour un vernissage, dans le hall de ce joyau, illustrant les étapes de l’urbanisation de Brazzaville. « Cela nous a paru plus que nécessaire. Nous voici donc de plain-pied dans la convergence de sens et de signification dont la cérémonie de ce jour révèle toute la portée », a-t-elle précisé. Un cadeau royal
Pour sa part, Bélinda Ayessa, qui partage cette calebasse avec ses collaborateurs qui l’accompagnent tous les jours, a exprimé sa profonde gratitude et son attachement filial au 18e Makoko, héritier d’une longue lignée qui garantit continuité et transmissibilité de la richesse de la culture congolaise. La cérémonie a été agrémentée par les prestations des groupes Kwembali Bokoko, Kingoli de Davy Kassa, et des artistes Gypsie la tigresse (musicienne) et Black Panther (slammer). Bruno Okokana Légendes et crédits photo : 1 - Les officiels lors de la cérémonie marquant les 142 ans de la fondation de Brazzaville / Adiac
2 - La célébration des 16 ans du mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza à travers la danse avec le groupe Kwembali Bokoko / Adiac
3 - Belinda Ayessa recevant la calebasse des mains du premier Vassal Nguélouoni / Adiac
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