Commémoration du crash UTA 772 : le Congo toujours aux côtés des familles endeuillées
Le directeur général adjoint de l’Agence de l’aviation civile (Anac), Roméo Boris Makaya Batchi, a, pour sa part, averti que ce « terrorisme était toujours à nos portes ». Face à cette menace, le Congo s’appuie désormais sur un dispositif coordonné. « Des mécanismes sont mis en place avec des services qui travaillent de manière coordonnée pour faire en sorte que les risques soient moindres », a expliqué le directeur général adjoint de l’Anac. Ce système repose sur un cadre législatif et règlementaire, sous l’autorité supérieure de l’agence, mais aussi sur les services de renseignement, la police, la gendarmerie, la douane et les compagnies aériennes. « La sûreté n’est pas l’affaire de tous, mais l’affaire de chaque citoyen », a-t-il insisté, appelant la population à la vigilance. Le représentant de l’Anac à cette cérémonie a rappelé, par ailleurs, que lors des dernières réunions du comité national de sûreté, plusieurs actions avaient été prises, notamment des campagnes de sensibilisations à l’endroit des populations et des autorités politiques et militaires, afin que tout le monde soit à l’abri de ce genre de situation. Pour rappel, le crash du vol UTA 772 du 19 septembre 1989 est un attentat à la bombe commis à bord de l’avion DC-10 de la compagnie française UTA. L’appareil reliait Brazzaville à Paris, avec une escale prévue à N’Djamena au Tchad, avait explosé en vol 46 minutes après son décollage de l’escale tchadienne, au-dessus du désert du Ténéré au Niger. On dénombrait 170 victimes dont 48 ressortissant congolais. Jean Pascal Mongo-Slyhm Légendes et crédits photo :Le ministre devant la stèle des disparus du crash UTA 772 à Brazzaville/Adiac |