Congo-FAO : deux nouveaux projets pour renforcer les pratiques agricoles durables
En effet, la densité et la répartition du réseau hydrographique congolais, ainsi que l’importance des terres inondables garantissent à la pêche continentale un potentiel non négligeable. Malgré les atouts hydrologiques et les potentialités de développement exceptionnelles existantes, a déploré Yannick Ariane Rasoarimanana, le sous-secteur de la pêche et pisciculture continentale ne parvient pas encore à satisfaire la demande nationale en produits halieutiques. « Soucieux de relever ce défi, le gouvernement a sollicité une assistance de la FAO aux fins de renforcer les capacités techniques des pisciculteurs à l’élevage de poissons en cages flottantes et en bacs hors sol. Cette assistance permettra aussi d’élaborer une cartographie du potentiel piscicole du pays, dans l’objectif de poursuivre la mise à l’échelle des essais pilotes d’élevage en cage flottante et en bacs hors sol », a-t-elle rappelé, réitérant le soutien de la FAO à la politique du gouvernement pour la mise en œuvre du Plan national de développement 2022-2026. Renforcer la capacité à produire des aliments sains Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a rappelé les pratiques néfastes des acteurs de la pêche et les contraintes physiques, notamment l’accès difficile à certains bassins de pêche, freinant la progression du pays. D’où l’impératif de trouver des solutions innovantes afin de renforcer la production halieutique nationale. Selon Paul Valentin Ngobo, cette initiative constitue une lueur d’espoir pour l’avenir du secteur de la pêche et de l’aquaculture. « La pisciculture en bacs hors sol et cages flottantes offre une alternative crédible à la pêche traditionnelle en mer. Elle permet de contrôler et de gérer efficacement la production de poisson, tout en préservant notre environnement marin. En adoptant des pratiques d’aquaculture responsables, nous pourrons non seulement répondre à la demande croissante de produits halieutiques, mais aussi créer de nouvelles opportunités économiques pour notre jeunesse », a-t-il souligné. Il a également rappelé l’importance de promouvoir des pratiques agricoles durables complétant le développement dans le secteur de la pisciculture dans le pays. « En encourageant la production d’aliments biologiques, nous répondons à la demande croissante des consommateurs pour des produits sains, tout en créant de nouvelles opportunités économiques pour nos agriculteurs. L’agriculture biologique présente également des avantages environnementaux significatifs. Elle favorise la conservation des ressources en eau, la préservation de la fertilité des sols et la réduction de l’érosion », a poursuivi le ministre, précisant que la formation des jeunes dans le domaine de l’agriculture biologique permettra de renforcer la capacité du pays à produire des aliments sains. Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :1- L’échange des parapheurs / DR
2- Les deux parties après la signature/DR |