Les Dépêches de Brazzaville



Covid-19 : le virus s’intensifie dans certaines régions du monde


Aux Etats-Unis, le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés est à son plus haut niveau dans le pays depuis le début de la pandémie, à plus de 65.000. Dans la plupart des Etats, Le virus est hors de contrôle et les experts s'alarment de la vague de décès à venir, étant donné le nombre inédit de tests positifs enregistrés, plus de 100.000 par jour, soit une incidence qui se rapproche de celle observée dans l'Union européenne. Ces derniers jours, quatre Etats, dont celui de New York, ont ordonné aux restaurants et aux bars de fermer à 22 heures, marquant le retour progressif des mesures restrictives laissées à la discrétion des autorités locales.

Pour des millions d'Européens, chaque journée apporte un nouveau lot de renoncements nécessaires pour ralentir le virus : la Grèce, déjà confinée depuis une semaine, vient d'ajouter un couvre-feu ; le Portugal a élargi les territoires où les autorités exhortent à rester chez soi. Pour réduire les tentations, la Slovénie a suspendu les transports publics.
La France, l'un des épicentres de la deuxième vague, constate un ralentissement des contaminations mais trop fragile pour envisager une levée des restrictions le 1er décembre, a signifié le gouvernement, alors que 95% des capacités en réanimation sont occupées et que le pic de cette flambée n'est pas encore atteint.

Face à la saturation des systèmes de soin, la détresse s'exprime à travers le vieux continent : en Bulgarie où les médecins retraités sont envoyés au front pour compenser le manque de praticiens, souvent partis travailler à l'Ouest pour de meilleurs salaires ; en Serbie où il n'y avait plus de places libres pour les patients atteints du Covid-19 dans les hôpitaux de Belgrade. En Allemagne, Angela Merkel et son gouvernement préparent le pays à une vie encore longtemps perturbée par le virus.

L'annonce faite lundi par les laboratoires Pfizer et BioNTech de tests prometteurs pour un vaccin "efficace à 90%" contre la Covid-19 a fait naître une vague d'espoir et un mouvement d'euphorie sur les marchés financiers. Mais il est encore trop tôt pour évaluer les répercussions sur l'activité économique de ce vaccin espéré pour 2021, a estimé jeudi le président de La Banque centrale américaine (Fed), Jérôme Powell.


Julia Ndeko