Débat d’orientation budgétaire: le gouvernement présente sa politique économique et sociale 2027-2029 au parlement
Selon lui, la stratégie gouvernementale vise une accélération progressive avec un taux de croissance qui pourrait gagner 1,3 point dès 2027 par rapport à 2026 pour s'établir à 6,9% puis se fixer à 6,5% en moyenne annuelle sur la période 2028-2029. Ce résultat serait obtenu, a expliqué Anatole Collinet Makosso, grâce au dynamisme du secteur hors pétrole dont la croissance passerait de 4,8% en 2026 à 5,4% en 2027 et se consoliderait à 6,1% en 2028 et 7% en 2029. « À terme, le présent cadre budgétaire à moyen terme vise à garantir la soutenabilité financière de l'État, à réduire la dépendance aux ressources pétrolières, à améliorer la sincérité budgétaire et à faire du budget programme un véritable outil de gestion publique », a-t-il circonscrit. Quelques chiffres En termes chiffrés, les dépenses budgétaires se situeraient à 2 601,4 milliards FCFA en 2027 ; à 2 668,7 milliards FCFA en 2028, et à 2 730,4 milliards FCFA en 2029. Les charges financières de la dette sont prévues à 338,1 milliards FCFA en 2027 ; à 348,6 milliards FCFA en 2028 ; et à 335,8 milliards FCFA en 2029, soit une moyenne à 340,8 milliards FCFA pour la période. Les dépenses de personnels progresseraient à un rythme annuel moyen de 7,5% passant de 477,7 milliards FCFA en 2027 ; 502,9 milliards FCFA en 2028 et 540,8 milliards FCFA en 2029. Les dépenses de biens et services évolueraient à un rythme annuel moyen de 6,7%, passant de 259,7 milliards FCFA en 2027 ; à 277,1 milliards FCFA en 2028 et 295,7 milliards FCFA en 2029, soit une progression en moyenne annuelle de 6,7% sur la période. Les dépenses de transfert se fixeraient à 642,8 milliards FCFA en 2027 ; à 658,8 milliards FCFA en 2028 et à 675,3 milliards FCFA en 2029. Les autres dépenses s'établiraient en baisse sur la période, passant de 73,3 milliards FCFA en 2027 ; à 65,5 milliards FCFA en 2028 ; et à 58,5 milliards FCFA en 2029, soit une régression annuelle moyenne de 10,6%. Les dépenses des budgets annexes et des comptes spéciaux du Trésor demeureraient quasi-stables sur la période avec 9,4 milliards FCFA en 2027 ; puis 9,6 milliards FCFA en 2028 et 9,8 milliards FCFA en 2029. Les dépenses d'investissement s'établiraient à 624,7 milliards FCFA en 2027 ; 640,4 milliards FCFA en 2028 et 656,4 milliards FCFA en 2029, en progression moyenne de 10,8% pour prendre en compte les priorités du nouveau projet de société : "L'accélération de la marche vers le développement". Concernant les soldes budgétaires sur le triennal 2027-2029, le solde budgétaire global de base progresserait à un rythme annuel moyen de 8,7% sur la période et représenterait en moyenne 5,1% du PIB. Ce solde s'élèverait à 369,5 milliards FCFA en 2027 ; à 391,4 milliards FCFA en 2028 ; et 459,3 milliards FCFA en 2029. A contrario, le solde primeur de base hors pétrole, bien qu'étant en progression sur la période, resterait déficitaire en moyenne à moins 3,8% du produit intérieur brut. Sur la période 2027-2029, les ressources de trésorerie se situeraient en moyenne à 1.455,3 milliards FCFA au cours de la période, passant de 1.545,4 milliards FCFA en 2027 ; à 1.408,7 milliards FCFA en 2028 et à 1.411,9 milliards FCFA en 2029. « Ces ressources seraient alimentées essentiellement par les produits des emprunts à court, moyen et long terme, sans toutefois que ces emprunts n'entraînent un emballement de l'endettement global qui compromettrait la volonté du gouvernement de ramener celui-ci en dessous du critère Cémac de 70% par rapport aux produits intérieurs bruts afin de préserver et d'améliorer l'accès au marché financier à des conditions avantageuses », a conclu le Premier ministre. Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :Anatole Collinet Makosso présentant le CBMT 2027-2029 devant le Sénat /DR |