Délinquance faunique: des présumés coupables vont comparaître à Dolisie et à Djambala
Le mis en cause aurait ramené les pointes d’ivoire des forêts du village 109, dans le district de Moutamba, département du Niari. Selon des sources concordantes, il avait gardé les ivoires en toute discrétion à Dolisie en vue de les vendre. Au cours de l’audience tenue le 3 juillet, ce présumé délinquant faunique aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés. L’interpellation de ce présumé trafiquant âgé de plus de 40 ans avait été réalisée par les services de la région de gendarmerie du Niari, en collaboration avec les agents de la direction départementale de l’Economie forestière en poste à Dolisie, appuyés techniquement par le Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage (Palf). Quant à la seconde affaire du tribunal de grande instance de Djambala, l'audience est attendue le 22 juillet. Elle intéresse trois présumés braconniers, interpellés les 23 et 24 mai derniers à Lékana et à Ngo, dans le département des Plateaux. Ils sont poursuivis pour les délits d’abattage des éléphants, détention et circulation des trophées d’une espèce animale intégralement protégée. Ils sont également soupçonnés d’avoir détenu illégalement des armes et des munitions de guerre. Après plusieurs audiences tenues à Djambala, l’affaire avait été renvoyée au 22 juillet pour le verdict. Les trois présumés braconniers avaient été interpellés par les services de la Région de gendarmerie avec des armes à feu dont une arme de guerre et des munitions, huit morceaux d’ivoire pesant plus de 31 kg. La direction départementale de l’Economie forestière des Plateaux avait été saisie pour la suite de la procédure. Informé, le Palf a apporté son assistance technique dans cette affaire. Le braconnage et le commerce illégal des produits de faune contribuent à la disparition progressive de nombreuse espèces animales à travers le monde. Déterminé à préserver son patrimoine faunique, le Congo sanctionne avec fermeté toute violation des dispositions relatives à la protection des espèces animales, particulièrement celles menacées d’extinction comme l’éléphant, la panthère, le pangolin géant, le chimpanzé… Les contrevenants aux dispositions de l’article 27 de la loi congolaise sur la faune et les aires protégées risquent des peines allant de deux à cinq ans d’emprisonnement ferme ainsi que des amendes pouvant atteindre cinq millions FCFA. Fortuné Ibara Légendes et crédits photo :Les délinquants fauniques /Adiac |