Dîner de travail “Brazzaville, la grande capitale oubliée”: la deuxième édition prévue pour le 14 novembre en France
La deuxième édition de cet événement majeur, consacré à la mémoire, au positionnement stratégique et à l’avenir de Brazzaville en particulier, et du Congo en général, sera placée sous le signe de la coopération, de l’investissement, du dialogue stratégique et de la mémoire partagée, avec pour objectif plaider, réfléchir et agir sérieusement pour l’avenir du Congo, en transformant les idées en actions concrètes. Cet événement s’inscrit dans une dynamique profonde : réhabiliter une mémoire mondiale, réaffirmer une identité collective, et réinscrire Brazzaville dans les grandes conversations du XXIᵉ siècle. Parler de « Brazzaville, la grande capitale oubliée », c’est évoquer son histoire, sa mémoire, son parcours, sa créativité, mais aussi les nombreuses opportunités d’affaires et de développement qui gravitent autour de cette capitale congolaise, estime l'organisateur. Un événement qui résonne avec l’histoire et avec l’actualité, car Brazzaville n’est pas une capitale comme les autres. Elle fut le siège de l’Afrique équatoriale française; la capitale de la France libre; le centre de gravité politique d’un monde en guerre; le lieu du Protocole de Brazzaville (1988) qui a contribué à l’indépendance de la Namibie et à la fin de l’apartheid; le théâtre du Discours de Brazzaville (1944) qui a redéfini les relations entre la France et l’Afrique. Et pourtant, aujourd’hui, cette mémoire s’efface. Dans un monde où les nations cherchent à redéfinir leur place, l’oubli est un danger, et la mémoire est un pouvoir. C’est précisément ce que rappelle cet événement : Brazzaville a compté. Brazzaville compte encore. Brazzaville doit compter demain. D’où, le thème de la deuxième édition. « Brazzaville a joué un rôle hier dans l’histoire du monde. Brazzaville peut encore jouer un rôle dans l’histoire d’aujourd’hui. Alors, que retenir de Brazzaville d’hier ? Que retenir de Brazzaville aujourd’hui ? Quelles perspectives pour demain ? », s'interroge l’organisateur. Il interroge également la continuité historique, comment une capitale qui a influencé le destin du monde peut-elle redevenir un acteur stratégique dans un contexte global en mutation. Un événement qui permettra de reconstruire un narratif patriotique positif
Marcellin Mounzeo-Ngoyo pense que ces assises sont aussi un événement essentiel aujourd’hui, parce que le monde change, les équilibres se déplacent, l’Afrique n’est plus un continent observé, mais un continent qui s’affirme. Et dans cette nouvelle géographie mondiale, les villes-mémoires deviennent des villes-stratégies, les récits historiques deviennent des récits d’influence, les diasporas deviennent des acteurs économiques majeurs, les capitales africaines doivent prendre la parole. Brazzaville, longtemps silencieuse, doit reprendre sa place. Cet événement est donc un acte de mémoire, politique, culturel, économique, diplomatique, et de renaissance. Le dîner de travail « Brazzaville, la grande capitale oubliée » à Paris s’impose comme un espace unique de dialogue, de réflexion et de mobilisation. Un rendez-vous pour la mémoire, l’action et l’avenir où la diaspora congolaise très présente en France exprime une forte volonté de participer à la réflexion, à la construction et à la transformation du Congo autour d’un objectif clair : plaider, réfléchir et agir sérieusement pour son avenir, en transformant les idées en actions concrètes. Il s’agit d’un pont entre passé et futur, entre mémoire et développement, entre identité et stratégie. Cette deuxième édition ambitionne de mobiliser les compétences de la diaspora; renforcer les liens entre acteurs publics et privés; proposer des pistes concrètes pour le développement du Congo; repositionner Brazzaville comme capitale d’influence; raviver une mémoire collective en voie d’effacement; faire émerger une vision stratégique pour l’avenir. Notons que la MMA est une organisation créée en France, dédiée à la valorisation de la mémoire, de l’histoire et du patrimoine africain. Elle œuvre à créer des ponts entre l’Afrique, sa diaspora et le monde, et à promouvoir une réflexion stratégique sur les enjeux contemporains du continent. Bruno Zéphirin Okokana Légendes et crédits photo :1-Les participants au dîner lors de la première édition / DR
2- Alain Akouala et Marcellin Mounzeo-Ngoyo à la chambre consulaire et le Medef Normandie lors de la première édition/ DR |