Droits de l’enfant : les médias congolais appelés à intensifier la sensibilisation
Les échanges ont également porté sur le sort des enfants en situation de vulnérabilité, notamment les enfants en situation de rue. Les panélistes ont rappelé que ce phénomène ne peut être résolu par des réponses ponctuelles ou répressives. Ils ont plaidé pour des approches globales intégrant la formation, l’insertion socioprofessionnelle et l’accompagnement psychosocial, afin d’offrir de réelles perspectives aux jeunes concernés et de prévenir la délinquance juvénile dans le respect des droits humains. La société civile locale a réaffirmé son rôle de veille et d’alerte. La production de rapports alternatifs, fondés sur des données factuelles et des statistiques réelles, a été présentée comme un levier essentiel pour compléter les rapports officiels et susciter des réformes. Ces démarches devraient permettre d’inscrire la situation nationale dans un regard international, notamment à travers les mécanismes des Nations unies. Prenant la parole au nom de la délégation de l’UE, le chargé d’affaires par intérim, Torben Nillson, a rappelé que les droits humains constituent le socle de l’action européenne, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Union. Il a souligné l’engagement de la République du Congo dans les mécanismes internationaux et réaffirmé le soutien de l’UE aux autorités congolaises et aux Nations unies pour la mise en œuvre des recommandations issues de ce processus. Torben Nillson a également mis en avant des projets concrets en faveur du Congo, notamment dans l’amélioration des conditions de détention et le respect des droits des personnes privées de liberté, ainsi que l’appui continu de l’UE aux organisations de la société civile à travers le financement de projets et l’organisation d’espaces de dialogue. Fiacre Kombo Légendes et crédits photo :Les panelistes lors des discussions/Adiac |