Droits de l’homme : l’ONU interpellée sur la situation du président Man-Hee LeeDans une déclaration rendue publique récemment, la coalition de dirigeants religieux et d’universitaires Kényans demande aux Nations unies de réexaminer la détention du président Man-Hee Lee, 95 ans, de l’Eglise de Jésus Shincheonji, en invoquant des préoccupations humanitaires, l’importance de la liberté religieuse et d’une procédure régulière. Après la présentation de la déclaration, les initiateurs l'ont conjointement approuvée, réaffirmant leur engagement commun à protéger la dignité humaine au-delà des différences de nationalité, de religion, de doctrine ou de croyance. Tout en respectant la souveraineté judiciaire de la République de Corée, les dirigeants religieux et universitaires ont souligné que l’Etat de droit doit toujours s’exercer avec équité, proportionnalité, non-discrimination et respect des droits humains fondamentaux. Le président Lee, qui est également le fondateur de HWPL, une organisation non gouvernementale internationale de paix engagée dans l’éducation à la paix, le dialogue interreligieux et les initiatives de droit international, a été placé en détention le 24 juin 2026 et inculpé pour des chefs d’accusation politiques non violents. Les initiateurs de la pétition ont noté que « son âge extrêmement avancé, ses problèmes de santé signalés et sa position de dirigeant d’une communauté religieuse soulèvent de graves préoccupations humanitaires et en matière des droits de l’homme ». Un appel à l’intervention de l’ONU Plutôt que de remettre en question la souveraineté judiciaire de la République de Corée, les dirigeants religieux et universitaires ont appelé à un examen humanitaire de la détention du président Lee, à un procès équitable, au respect de la liberté religieuse et à des procédures judiciaires exemptes de préjugés ou de discrimination. Cette déclaration conjointe s’inscrit dans le cadre d’une pétition officielle plus large soumise au Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire et au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. La pétition exhorte les organes de l’ONU à lancer un appel urgent au gouvernement sud-coréen pour qu’il réexamine la détention du président Lee pour des motifs humanitaires et juridiques. Lors de l’événement, le porte-parole de la coalition a souligné que leur déclaration n’est pas une ingérence dans la souveraineté judiciaire de la Corée du Sud, mais une expression commune de préoccupation fondée sur la justice, la compassion et la responsabilité académique. Les dirigeants religieux et universitaires ont conclu en exprimant l’espoir que la République de Corée, reconnue depuis longtemps comme un Etat démocratique régi par l’Etat de droit, traitera cette affaire d’une manière qui reflète la maturité d’une société qui protège les droits de l’homme, respecte la liberté religieuse et fait respecter la justice sans préjugé. Guillaume Ondze |