Les Dépêches de Brazzaville



Education: l’ESGAE signe un protocole d’accord avec la société Tolona


L’accord vise à permettre aux étudiants de cette école de se familiariser avec le monde agricole. Il a été signé pour une durée de cinq ans renouvelable.

 D’après les clauses du protocole, la société tolona s’engage  à accueillir les étudiants pour des stages de professionnalisation, accueillir les enseignants pour des échanges professionnels et apporter son expertise à l’ESGAE à travers des séminaires-ateliers et des conférences à des prix référentiels.

L’école quant à elle, compte mettre à la disposition de la société un fichier actualisé d’étudiants pour des stages ou opportunités d’emplois, apporter son expertise en matière de formation de personnel à des prix référentiels ainsi qu’associer la société dans l’organisation d’activités à caractère scientifique et socio-culturelle.

Le directeur de l’ESGAE, le Pr Roger Armand Makany a exhorté les étudiants de ne pas se concentrer seulement dans les villes de Brazzaville et Pointe-Noire. Ils doivent chercher à s’épanouir en allant à l’intérieur du pays pour voir les richesses et métiers d’avenir qui s’y trouvent.

Présentation de la société Tolona-Sarl

Le directeur général adjoint de la société, Jules Kouloumbou ancien élève à l’ESGAE a expliqué que la société « Tolona » emprunte le mot lingala qui signifie « plantons ». La société est basée à Loudima dans le département de la Bouenza. Elle exploite sur une superficie de 3700 hectares acquise auprès des terriens. Des pourparlers sont en cours avec le ministère des Affaires foncières et du domaine public pour passer à 20.000 hectares.

La société commercialise 200 tonnes de maïs issus du premier cycle de production. Pour diversifier son action la société Tolona envisage la production de riz, du blé et du soja. « Le pays importe les produits agricoles à hauteur de 100 milliards francs CFA par année. Notre mission est de permettre à la population congolaise de consommer locale et donc de réduire la valeur de ces importations. Dans un avenir très proche, nous allons produire et consommer congolais » a-t-il conclu.

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Lydie Gisèle oko