Election présidentielle: Destin Gavet rejette les résultats provisoires et appelle à un dialogue national inclusif
L’équipe de campagne du candidat a relevé des chiffres au dessus de la moyenne officielle venant, selon elle, d’un échantillon de 1 501 procès-verbaux recueillis par ses délégués dans 57 circonscriptions, notamment à Brazzaville, à Pointe-Noire, dans la Nkéni-Alima, le Pool, la Cuvette, la Sangha, la Lékoumou, le Niari, la Bouenza, la Cuvette-Ouest, le Kouilou et les Plateaux. D’après ce rapport, le candidat Destin Gavet aurait obtenu en totalité 140 475 voix et non 23 077 telles que la proclamées par le gouvernement. « Ce nombre peut valablement augmenter à 300 000 voix. Honnêtement, si on tient compte du vol, de la tricherie et du bourrage des urnes, nous sommes très loin à la deuxième position. Et si on va sur un terrain neutre, nous sommes gagnants », a déclaré Mélaine Destin Gavet Elengo. La direction nationale de campagne estime, par ailleurs, le taux d’abstention à 65% pour une participation de 35% des électeurs. D’après elle, les chiffres officiels ont été gonflés pour masquer un boycott largement suivi par la population et la diaspora. « Au regard de l'ensemble des éléments exposés dans le présent rapport, il apparaît clairement que les conditions d'équité, de transparence et de neutralité institutionnelles n'ont pas été respectées. La volonté réelle du peuple congolais ne saurait être fidèlement reflétée par les résultats provisoires, car ceci relève de l'imaginaire », a martelé le directeur national de campagne du président du MR, Olsen Gomo. Contrairement à d’autres opposants, Destin Gavet refuse de porter un recours devant le juge électoral. Il considère que cette juridiction est basée sur le « faux » et que s’y présenter serait une « perte de temps et une utopie ». Face à ce qu’il appelle « l’échec lamentable du pouvoir en place », le candidat propose une sortie de « crise radicale avec l’annulation du scrutin et appelle à une concertation de toutes les forces politiques pour instaurer une transition politique, assortie à la libération des prisonniers politiques comme en 1992 ». Jean Pascal Mongo-Slyhm Légendes et crédits photo :Destin Gavet accompagné de son directeur national de campagne /Adiac |