Électricité : le redressement d’E²C au cœur d’un nouveau plan de performance
À l’ouverture des travaux, le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique a souligné le caractère stratégique d’E²C pour l’économie nationale. Il a rappelé que le redressement de l’entreprise doit contribuer à garantir un service public de l’électricité « fiable, durable et performant », tout en accompagnant l’activité économique et l’industrialisation du pays. Selon lui, le diagnostic constitue une étape préalable à l’élaboration d’un plan de redressement opérationnel et d’un contrat de performance destiné à traduire les ambitions du gouvernement en engagements précis et évaluables. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large de développement du secteur de l’électricité au Congo. Celle-ci prévoit notamment l’augmentation progressive de la capacité installée, avec l’ambition de passer d’environ 760 MW actuellement à 3 000 MW en 2028, puis à 5 000 MW en 2030 et à 10 000 MW à l’horizon 2040. Ce faisant, le gouvernement entend renforcer le mix énergétique à travers le développement du solaire photovoltaïque avec stockage, de la production à partir du gaz, ainsi que des petites infrastructures hydroélectriques. À moyen et long terme, l’exploitation du potentiel hydroélectrique national, estimé à environ 27 000 MW, figure parmi les priorités, à travers plusieurs sites identifiés. Sur le volet du transport et de la distribution, les efforts porteront sur la réhabilitation, la modernisation, la sécurisation et l’extension des réseaux électriques, précisément à Brazzaville et Pointe-Noire. La généralisation progressive des compteurs intelligents à prépaiement fait également partie des mesures envisagées pour améliorer la gestion de la distribution. Le pays compte parallèlement sur la mise en œuvre de son Pacte national énergétique, adopté en septembre 2025 dans le cadre de la Mission 300. Ce dispositif vise à porter l’accès à l’électricité à 90 % en milieu urbain et à 50 % en milieu rural à l’horizon 2030, avec l’objectif d’un accès universel à l’électricité à l’horizon 2035. Pour l’exécutif, l’ensemble de ces réformes ne pourra produire les résultats escomptés sans une amélioration profonde de la gouvernance du secteur et des performances d’E²C. Le diagnostic et les ateliers de restitution doivent ainsi permettre de jeter les bases d’une entreprise plus performante. « Il n’y aura pas d’accélération de la marche vers le développement sans une accélération concomitante de l’accès des acteurs économiques à une énergie fiable, de qualité, pérenne et permanente », a lancé Bruno Jean Richard Itoua. Fiacre Kombo Légendes et crédits photo :L'une des installations électriques de l'E²C /DR |