Energie : Début des études de construction du barrage hydroélectrique de Kitéké
Présentant succinctement le projet, le directeur général de l'énergie, André N’keye, a rappelé que le site à exploiter à une hauteur de chute brute de 8 mètres, entre une côte amont à 233 mètres et une côte aval à 225 mètres. Le projet est conçu, a-t-il expliqué, pour turbiner un débit d’équipement exceptionnel de 10 000 mètres cubes par seconde. La combinaison de la hauteur de chute et du débit colossal équipé permet d’envisager une puissance installée d’environ 510 Mégawatts (MW). « Cette capacité représente un accroissement substantiel de la puissance installée actuelle de notre pays, de quoi alimenter des centaines de milliers de foyers et de nombreuses industries. Le projet Kitéké se présente comme un aménagement de grande envergure, exploitant de manière ingénieuse et robuste la force du fleuve Congo », a-t-il indiqué, précisant que sa conception en fait un projet optimisé, avec un impact maîtrisé sur son environnement direct. En effet, pour sa mise en oeuvre, il prévu d'étudier en détail la géologie, le modèle de barrage et de canal, le choix technologique des turbines adaptées à une faible chute et à un fort débit, les impacts et les mesures d’atténuation, ainsi que le raccordement au réseau électrique national. Le groupement Lincoln/China Energy à la manœuvre Les directeurs généraux des sociétés Lincoln et China Energy se sont montrés plus que confiants quant à leurs capacités de mener à bien ce projet. « Ce projet, aura trois volets : la conception, l’achat et la construction. Nous faisons non seulement les études, la construction et la fabrication, mais aussi apportons l’investissement, donc le financement », a rassuré le directeur général de China Energy, Feng Chao dont la société a construit la centrale hydroélectrique de Liouesso, dans la Sangha. Lançant l’étude, le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique a précisé que la République du Congo dispose des capacités prouvées de 27 000 MW de potentiel, dont seulement 2 % sont utilisées. « Comme potentialités au sud de Brazzaville, il y a Kitéké (510 MW) qui est à 35 km, donc facile de construire une ligne de 400 KV sur 35 km pour régler définitivement le problème de Brazzaville et pourquoi pas une bonne partie du problème de Kinshasa. Nous avons aussi Toula 535 MW, Linzolo 555 mégawatts, Mbandza-Ndounga en étude 630 MW, Kiniangui 750 MW et Kilanga 1310 MW », a rappelé Emile Ouosso.
Selon le planning établi, le début des travaux est prévu pour juillet-août 2027. C’est ainsi que le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique a souhaité que le groupement Lincoln/China Energy soit bien formalisé et solidifié. Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :Une vue du fleuve Congo; le ministre Emille Ouosso lançant les travaux; les partenaires/DR |