Les Dépêches de Brazzaville



Enseignement général : 1192 établissements privés en attente d’agrément


« Je vous invite à examiner les dossiers avec la plus grande objectivité », a indiqué le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Jean Luc Mouthou, en ouvrant les travaux de la cinquième session de la commission d’agrément des établissements privés d’enseignement général.

Parmi les 1192 dossiers qui seront scrutés lors de cette session, 783 concernent l’agrément provisoire et 409 l’agrément définitif, a expliqué Christian Ngouari Mabiala, directeur d’agrément des établissements privés d’enseignement général. « La tenue régulière des sessions d’agrément permet de mettre un terme à l’anarchie qui règne dans le sous-secteur », a-t-il souligné.

 Le ministre Jean Luc Mouthou a reconnu, dans son mot d’ouverture des travaux, que l’enseignement privé constitue aujourd’hui un partenaire essentiel de l’État dans l’accomplissement du service public de l’éducation. Son essor, a-t-il poursuivi, contribue à répondre à une demande scolaire croissante et participe utilement à l’élargissement de l’offre éducative. « Ce secteur absorbe une part très importante des apprenants. Les dernières statistiques renseignent que 41% des élèves fréquentent le secteur privé de l’enseignement général contre 59% au public. De ce fait, une attention toute particulière doit être accordée à ce pont de notre système », a-t-il déclaré.

La contribution du secteur privé de l’enseignement général ne peut être réellement bénéfique que si elle s’exerce dans le strict respect des lois et règlements de la République, selon le ministre. Il a rappelé, par ailleurs, que la liberté d’entreprendre dans le domaine de l’enseignement s’accompagne nécessairement d’obligations relatives à la qualité des enseignements, à la qualification des personnels, à la sécurité des élèves, à la conformité des infrastructures et au respect des programmes officiels.

« C’est tout le sens à donner aux travaux qui s’ouvrent aujourd’hui. La commission d’agrément constitue un instrument majeur de régulation. Votre responsabilité est particulièrement importante car vos décisions engagent l’avenir des milliers d’élèves et participent à la crédibilité de l’enseignement de notre système éducatif », a-t-il conclu, en soulignant que seuls les établissements répondant aux normes légales, pédagogiques et administratives obtiennent l’autorisation d’exercer.  


Rominique Makaya

Légendes et crédits photo : 

1- Le ministre entouré de ses collaborateurs à l'ouverture des travaux / Adiac 2- Les participants à la commission d'agrément en compagnie du ministre / Adiac