Enseignement technique et professionnel: des réformes observées dans le sous-secteur
A travers ce canal, le taux d’admission au baccalauréat, session de juin 2026, a été connu. 8 348 candidats ont été déclarés admis, soit 51,61% sur les 16 324 inscrits sur l’ensemble du territoire national, pendant que 6 888 ont échoué, soit 48,38%. La moyenne d’admission est de 10 sur 20 chaque année. A cette session de juin, 16 175 candidats ont été présents et 149 absents. En comparaison avec l’année dernière, il y a eu une légère augmentation de 256 candidats, selon la Direction des examens et concours. La première place a été occupée par le département des Plateaux et la dernière par celui du Pool. Cette année, les inscriptions ont été stables grâce à la stratégie de lutte contre la transhumance des candidats aux deux baccalauréats, à savoir général et technique. Au cours de cette session de juin, l’élément capital a été la prise en compte des notes des rapports de stage des candidats exigée par le ministère. Le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Gustave Fulgence René Adicolle Goum, a expliqué la particularité de cette session avec l’organisation aux mêmes dates des baccalauréats de l’enseignement général et technique. « A travers cette date entre les deux ministères, la crédibilité de ce parchemin tant convoité se trouve ainsi renforcé », a-t-il indiqué. S’appuyant sur la forte concentration des effectifs des deux villes urbaines ces dernières années, notamment Brazzaville et Pointe-Noire, le ministre a émis le souhait aux autorités compétentes de doter chaque district des départements des structures viables de l’enseignement technique et professionnel. Ainsi, sur le volet de la modernisation des programmes, la politique mise en place a été celle de la révision et de la reformulation des métiers afin de répondre aux exigences du marché du travail avec des établissements inclusifs de formation sanctionnant un diplôme de baccalauréat professionnel : le brevet national de technicien supérieur. Ces établissements d’enseignement professionnel offrent des formations dans diverses filières, à savoir tourisme, hôtellerie, assistance et aide à la personne, technique, habillement, guide, un agent de billetterie et bien d’autres. Des lycées professionnels d’économie sociale et familiale ont été ouverts dans différentes villes des départements du Congo telles Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Mossendjo, Madingou, Sibiti, Ouesso, Owando et Ewo. Par ailleurs, le personnel enseignant a participé à plusieurs formations de renforcement des capacités pédagogiques et techniques en vue de l’amélioration de la qualité des enseignements.
Lydie Gisèle Oko Légendes et crédits photo :Des candidats au baccalauréat technique / Adiac |