Les Dépêches de Brazzaville



Environnement : l’EMPGL participe activement à la protection de la biodiversité


Pour le coup d’envoi de l’opération, deux essences forestières ont été proposées : le Moabi (Baillonella toxisperma) et le Longhi blanc (Gambeya lacoutiana). « Ces essences forestières locales emblématiques des forêts du bassin du Congo sont reconnues pour leur valeur écologique et économique. Elles comptent parmi les espèces forestières exploitées dans notre pays. En effet, le Moabi est particulièrement apprécié pour la qualité exceptionnelle de son bois, mais également pour ses fruits dont les graines produisent une huile alimentaire, cosmétique et médicinale », a expliqué le coordonnateur national du Programme national de reboisement (Pronar), François Mankou. Quant au Longhi blanc, a-t-il ajouté, son bois est reconnu pour sa résistance, sa durabilité et ses nombreuses applications dans la construction, la menuiserie, l’ébénisterie et la fabrication de mobiliers.

En ce qui concerne les données sylvicoles afin d’optimiser le taux de reprise des plants, en pleine saison sèche, ce planting sera réalisé, a-t-il poursuivi, avec un hydro-rétenteur incorporé dans chaque trou de plantation. La superficie totale est de 0,25 ha. Un total de quatre-vingts plants sera mis en terre, répartis comme suit : soixante plants de Moabi et vingt plants de Longhi blanc. La plantation sera réalisée selon une densité de quatre cents  tiges à l’hectare, correspondant aux écartements de cinq mètres entre les lignes et de cinq mètres sur les lignes. Les trous de plantation ont été fertilisés avec un compost à base Tithona diversifolia.

S’exprimant lors de cette opération, dans le cadre des quatre-vingts ans de la création de l’EMPGL, son commandant, le colonel-major Camille Serge Oya, a déclaré qu’en apportant leur contribution à ce reboisement, ils participent activement à la protection de la biodiversité et répondent à l’appel du chef de l’Etat de faire du Congo un bouclier écologique mondial. « La bienveillante diligence et la mise à disposition de ces précieux plants témoignent de la parfaite synergie qui existe désormais entre la préservation de notre environnement et nos institutions de formation militaire. Grâce à ce geste, le sol historique de la Patte d’Oie portera à jamais la marque d’un avenir verts, fort et durable », a-t-il conclu.


Guillaume Ondze

Légendes et crédits photo : 

Le ministre de la Défense plantant un arbre /Adiac