Environnement : les Etats africains appelés à mobiliser soixante-cinq milliards de dollars pour restaurer le potentiel forestier
Le document appelle également à des investissements plus importants afin d’accélérer la restauration, en tant que levier de résilience climatique, le rétablissement de la biodiversité et l’amélioration des moyens de subsistance des communautés. Plus de dix-huit millions d’hectares ont été restaurés. Cinquante-cinq mille ménages issus des peuples autochtones et des communautés locales sont des bénéficiaires, et soixante-cinq millions d’hectares présentant un potentiel de restauration ont été identifiés. Entre 2021 et 2025, l’Initiative a permis de placer plus de dix-huit millions d’hectares de forêts, bassins versants, pâturages et écosystèmes côtiers dégradés sous restauration effective dans neuf pays : le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Kenya, Madagascar, le Mozambique, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe. Ces efforts ont directement bénéficié à cinquante-cinq mille ménages, tandis que plus de cent-vingt mille personnes, en particulier des femmes et des jeunes, ont été formées aux techniques de restauration des paysages forestiers. Les communautés développent également de nouvelles opportunités économiques grâce à l’apiculture, aux épices écologiques, à la restauration des mangroves, à la menuiserie, à l’agroforesterie et à d’autres entreprises respectueuses des forêts. L’Initiative a influencé quinze politiques nationales et infranationales, soutenu l’intégration de la restauration dans les processus de planification, et contribué à l’inscription de 35,7 millions d’hectares dans les contributions déterminées au niveau national, reliant ainsi la restauration aux objectifs climatiques et de biodiversité. Elle a également permis de mobiliser plus de treize millions de dollars pour des projets de restauration, tout en soutenant des chaînes de valeur liées à la restauration, notamment le miel, le bois et les épices écologiques. Plus de trente entreprises portées par des femmes et des jeunes ont été lancées dans cinq pays, dépassant ainsi l’objectif fixé pour 2025. L’Initiative doit désormais passer de projets pilotes réussis et de résultats obtenus à l’échelle des paysages à une restauration plus profonde, plus étendue et mieux financée. Parmi les principaux défis figurent le financement limité et imprévisible, la nécessité de renforcer les systèmes nationaux de suivi, l’urgence d’intégrer la restauration dans les plans et budgets de développement local, ainsi que l’importance de garantir l’appropriation à long terme par les communautés et la sécurisation de leurs droits fonciers. Fortuné Ibara Légendes et crédits photo :Les forêts africaines risquent de disparaître d’ici à 2050 /Adiac |