Les Dépêches de Brazzaville



Est de la RDC : des allégations d’abus sexuels dans les rangs des travailleurs humanitaires


David McLachlan-Karr a également fait part de sa détermination à sanctionner tous les cas qui seraient vérifiés. « Toutes ces allégations doivent faire l’objet d’une enquête et les victimes doivent être entendues. Nous renouvelons notre engagement à être transparent et apporter toute la lumière sur ce fléau », a déclaré David McLachlan-Karr dans un communiqué publié le 14 mai.

Pour le coordonnateur humanitaire, ces allégations entravent la confiance des personnes servies envers les Nations unies. Nous assurerons, a-t-il promis, le suivi des enquêtes et sanctionnerons les responsables. Il a, par ailleurs, indiqué que les résultats de ces enquêtes seront également communiqués aux autorités congolaises. Il est, en effet, rappelé que les Nations unies ont déjà initié plusieurs enquêtes en RDC, notamment une mission d’investigation du Bureau des services de contrôle interne des Nations unies en novembre 2020 et la commission d’enquête indépendante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui est actuellement sur le terrain.

Dans ce communiqué, le coordonnateur humanitaire note que, dans le pays, le réseau national pour la protection contre l’exploitation et les abus sexuels a été renforcé au cours des douze derniers mois. Ce réseau, a-t-il fait savoir, a pour mission de soutenir et coordonner la prévention et la réponse aux cas d’exploitation et d’abus sexuels et de soutenir les personnes qui en sont victimes.

David McLachlan-Karr a également indiqué que, le même 14 mai, le comité directeur du réseau national avait rencontré la directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population, le Dr Natalia Kanem, en visite en RDC, pour discuter des stratégies de prévention et de la nécessité pour les donateurs de continuer à soutenir les actions pour garantir la protection contre l’exploitation et les abus sexuels. « La prévention et la réponse à l’exploitation et aux abus sexuels ont toujours été une priorité pour les Nations unies pendant des années et continuent de l'être », a insisté David McLachlan-Karr. Il est rappelé que les Nations unies appliquent une politique de « tolérance zéro » à l’égard de l’exploitation et des abus sexuels par des travailleurs humanitaires, tant nationaux qu'internationaux.


Lucien Dianzenza