ESU : Thomas Luhaka s’insurge contre la délivrance des attestations tenant lieu des diplômesLe ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Thomas Luhaka, rappelle aux autorités des institutions d’enseignement supérieur et universitaires tant publiques que privées les instructions académiques qui les obligent à remettre aux étudiants finalistes des deux cycles, lors de la double cérémonie de collation des grades et de clôture de l’année académique, les diplômes dûment entérinés ou homologués par le ministère de tutelle. Dans une note circulaire du 8 septembre 2020, le ministre Thomas Luhaka indique, par ailleurs, que de nombreux établissements, en place et lieu du diplôme homologué, délivrent une attestation tenant lieu de diplôme et/ou autres documents administratifs pourtant interdits par le ministère de tutelle. Et de noter qu’il ne se passe pas un jour sans que son cabinet n’enregistre des réclamations des étudiants au sujet de leurs diplômes pour lesquels ils confirment avoir payé tous les frais y afférents. « Cette pratique illégale cause énormément des préjudices aux étudiants notamment en ce qui concerne leur carrière professionnelle ou postuniversitaire », a fait savoir le ministre, qui note qu’à ce jour, moins de 50 % d’établissements de ce secteur transmettent des diplômes au ministère pour entérinement ou homologation, bien que les frais y afférents aient été perçus. Appelant ainsi ces autorités des établissements publics et privés de l’ESU au strict respect des ordonnances relatives à la collation des grades académiques, qui recommandent que tout étudiant ait son diplôme entériné ou homologué lors de ces doubles cérémonies, le ministre Thomas Luhaka, qui dit ne plus vouloir entendre parler des arriérés des diplômes, dit attendre des institutions qui n’ont pas encore passé commande des diplômes pour les années antérieures, d’entrer en contact avec les services administratifs de son ministère en vue de la régularisation de cette situation, afin de permettre aux étudiants lésés de rentrer dans leurs droits.
Lucien Dianzenza |