Evocation: Lutumba rejoint son ami Célio
Pour lui, traiter du trépas ou de la moralisation relevait de sa passion de rythmer ses œuvres par ces sujets macabres et craints dans les sociétés du Bassin du Congo. Il chantait la mort lyrique, un sujet qui nous rattrape tous, de sorte de n’en pas avoir l’appréhension et pour mieux la comprendre. Mieux encore, il donnait dans ses textes le déroulement immuable de ses obsèques, « une cérémonie en musique, l’ensemble de ses œuvres », précisait-il dans ses interviews. A celles de son ami Célio en 2016, très affecté par ce décès, il avait laissé à Verckys Kiamuangana Mateta, président des musiciens de la République démocratique du Congo, le soin de livrer les impressions de la délégation kinoise. En substance, « Pour avoir tant apprécié Célio durant son incroyable parcours, nous ne l’oublierons pas... : tout n’est pas fini après la mort d’un artiste ». A 81 ans, il rejoint son ami Célio parti au même âge. Ils nous laissent à entendre leurs éternels poèmes, la liste est bien longue, on ne s’en lasse pas ! Marie Alfred Ngoma Légendes et crédits photo :Photo : Lutumba à la chemise rouge fleurie en compagnie de Verckys Kiamuangana Mateta aux obsèques de son ami Célio, en septembre 2016, au Palais des congrès à Brazzaville / Crédit photo : Marie Alfred Ngoma |