Examen d’Etat : dix-sept détenus passent le baccalauréat général à la Maison d’arrêt de Brazzaville
À l’instar des autres centres répartis sur l’ensemble du territoire national, toutes les dispositions ont été prises pour garantir un bon déroulement des épreuves. « L'administration pénitentiaire considère le séjour de ces enfants comme une mission pendant laquelle nous devons les prendre en charge, pour les transformer, leur permettre certainement, à la fin de la période de détention, de réintégrer facilement la société avec des atouts nécessaires », a rappelé le représentant du directeur général de l’Administration pénitentiaire, le colonel- major Jean-Blaise Komo. En effet, selon Jean-Joël Komo, la direction générale se bat pour faire de telle sorte que chaque année, il y ait des candidats qui participent aux examens d'Etat pour les propulser dans Le chef de centre s’est lui aussi félicité des conditions dans lesquelles les candidats inscrits à la Maison d’arrêt passent cet examen. « J'ai d'abord donné les consignes aux enfants, j'ai eu donc le guide du candidat pour leur permettre de travailler dans les bonnes conditions, c'est le temps de les évaluer. Pour eux, c'est la routine, l'aboutissement d’un long travail qui a été préparé en amont. Aujourd'hui, c'est le premier jour, nos impressions sont bonnes. Nous avons un centre qui a dix-sept candidats : une fille, onze candidats libres et six candidats officiels et nous souhaitons que les choses se passent bien », a espéré Kevin Wilfried Makosso. Il a remercié les autorités du ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation qui l’ont mis en mission, ainsi que le directeur général de l’administration pénitentiaire pour les meilleures conditions d’accueil et de travail. Pour rappel, c’est depuis 2017 que la Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville inscrit chaque année des candidats aux différents examens d’Etat. Impulsée par la direction générale de l’Administration pénitentiaire, cette initiative vise à offrir une chance d’éducation et de réhabilitation aux personnes privées de liberté afin qu’elles se rendent compte qu’être détenu n’est pas une fin en soi. En 2025, ils étaient quatorze détenus à avoir passé le baccalauréat général à Brazzaville. Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :1- Le chef du centre et le directeur de la réinsertion sociale passant les consignes aux candidats / DR
2- Lancement de l'épreuve d'anglais au centre de la maison d'arrêt /DR |