Les Dépêches de Brazzaville



Fête de fin d’année : nécessité des latrines publiques dans les lieux de kermesses


Les kermesses, pour ne prendre que le cas de Brazzaville, sont organisées souvent dans un environnement pollué, où des odeurs de toutes sortes sont irrespirables. Pour s’en convaincre, il suffit juste de faire le tour de certains de ces endroits, tels que l’espace Sony-Labou-Tansi à Bacongo et l’esplanade de la télévision nationale à Nkombo.

Alexandre Ngatsé, un des usagers rencontrés à l'esplanade de la Télé, a témoigné que la kermesse organisée en ces lieux n'a que deux toilettes de fortune, ne pouvant répondre aux besoins de ceux qui la fréquentent. Certains sont obligés de recourir à des endroits non appropriés, par exemple les devantures des parcelles environnantes pour se mettre à l'aise. « Les autorités municipales et les services d’hygiène doivent assainir ce domaine de commerce informel qui foule aux pieds les normes élémentaires d’hygiène. Face à des telles conditions, la santé de toute une communauté peut être affectée à la suite de cette négligence notoire », a-t-il déclaré.

Interrogé à ce sujet, Guy Roger Embongo, secrétaire général à la mairie de Djiri, a reconnu que l’insalubrité dans les lieux de kermesse à Brazzaville constitue un danger permanant pour la santé publique. « Les tenanciers de ces espaces doivent assainir l’environnement dans lequel ils exercent pour permettre aux usagers de se recréer en toute quiétude. Il y a donc urgence pour ces derniers de s’approprier le combat de l’assainissement du cadre de vie de leur client », a-t-il admis, dénonçant également la faiblesse dans la prise des décisions par les autorités. 


Cisse Dimi

Légendes et crédits photo : 

Une kermesse au Cercle Sony-Labou-Tansi / DR