Forêts : des techniciens formés à l'utilisation d'un logiciel d'évaluation des émissions
Ces documents, notamment les RBT et CND, constituent les principaux instruments d'évaluation des efforts consentis par les pays dans la lutte contre les changements climatiques. Selon les organisateurs, la maîtrise du nouvel outil permettra d'améliorer la qualité des inventaires des gaz à effet de serre, notamment dans les secteurs agriculture, foresterie et affectation des terres, ainsi qu’il contribue au renforcement de la crédibilité des données nationales. Lors de la clôture de l’atelier de formation, la directrice du Ceniaf, Dr Carine Saturnine Lenga Milandou, a salué l'engagement des participants ainsi que l'expertise des formateurs congolais, estimant que cette session illustre la montée en puissance des compétences nationales. D’après la directrice du Ceniaf, les inventaires forestiers, la cartographie numérique et les inventaires des gaz à effet de serre constituent désormais des outils stratégiques d'aide à la décision. Ils permettent d'éclairer les politiques publiques, d'assurer une gestion durable des ressources naturelles, de renforcer la crédibilité du Congo auprès de ses partenaires techniques et financiers et de satisfaire aux exigences des conventions internationales sur le climat. Elle a également insisté sur l'importance du capital humain dans cette dynamique. « Former un agent, ce n'est pas simplement transmettre un savoir-faire. C'est renforcer toute une institution, améliorer la qualité du service public et préparer l'avenir », a-t-elle souligné. Un logiciel robuste Chef de file du groupe d'experts chargé des inventaires des gaz à effet de serre dans les secteurs des procédés industriels et des déchets, Claude-François Itsouhou a expliqué que la vulgarisation du logiciel répond au besoin actuel du pays. Selon lui, la version 2.98 du logiciel IPCC 2006 intègre de nouvelles catégories de sources d'émissions ainsi que davantage de gaz à effet de serre, grâce aux progrès réalisés par la recherche scientifique. « Cet outil est aujourd'hui plus robuste, plus complet et plus pertinent pour l'analyse des données et la production des résultats », a-t-il indiqué. Même constat du côté de l'expert énergie Gilbert Nzobadila, qui voit dans cette formation une étape essentielle pour assurer la transmission des compétences aux jeunes générations. Parmi les bénéficiaires de la formation, Luce Koli Ngoulou du Ceniaf s'est réjouie des connaissances acquises durant les trois jours de travaux. La dizaine de participants et Luce Koli Ngoulou ont appris à installer le logiciel, à en maîtriser les principales fonctionnalités et à comprendre son architecture. Une formation complémentaire sera toutefois nécessaire pour exploiter pleinement l'outil. « Cette première étape était indispensable. Mais nous souhaitons poursuivre la formation afin de pouvoir intégrer les données nationales, quantifier les émissions et produire les résultats attendus », a confié la jeune technicienne.
Fiacre Kombo Légendes et crédits photo :Les techniciens s'imprégnant du logiciel IPCC 2006 /Adiac |