Guinguette africaine de Suresnes: un espace ouvert à la rumba
Pour cette édition spéciale, en véritable maître de la sélection de la rumba d’hier et d’aujourd’hui, le DJ a fait voyager le public des rives de la Seine à Paris à celles du majestueux fleuve Congo, dans une ambiance digne des bars dancing de Brazzaville et Kinshasa. Sur un vaste espace au centre du site, le cocktail musical concocté se prêtant à l’écoute invitait à se rendre sur la piste réservée à la danse, de taille suffisamment spacieuse pour accueillir les nombreux danseurs de tous âges et de tous niveaux. Une occasion pour José Nzolani, auteur de l’ouvrage "Tabu Ley, une révolution de la rumba au cœur de l'Afrique ", préfacé par l’artiste Dino Vangu, de prendre quelques instants pour rappeler au public les origines de la rumba. Selon l’auteur, la rumba, telle qu’elle est connue actuellement, à savoir comme étant une danse latine, tire ses origines des deux Congo, "nkumba", nommée rumba par la suite. Et qu’elle est légitimement entrée au patrimoine immatériel culturel de l'humanité auprès de l'Unesco en 2021. L’opportunité aussi pour Christian Kader Keita d’annoncer la deuxième édition "Je danse la rumba", événement culturel africain majeur, le 14 novembre prochain. Il a expliqué que la rumba est plus qu'une danse : c'est leur identité. Venue de la nuit des temps et ayant traversé l’une des périodes les plus tragiques de l’Histoire (La traite négrière), la rumba est devenue l’une des plus belles réussites du dialogue entre les cultures. La rumba, c’est un feu d’artifice célébrant l’enchantement universel. L'association Rumba héritages Kongo invite les mélomanes à cette soirée mémorable. Au chapitre des rendez-vous, celui de la guinguette africaine le 15 août, date de la célébration du soixante-sixième anniversaire de l’indépendance de la République du Congo, sur le thème "Objectif développement : accélérons la marche". Cette journée se déroulera en présence de la représentation diplomatique congolaise en France et du Collectif des rencontres scandinaves de Marcelline Kibondzi, l’animation étant assurée par l’association N'Dzouana, relais de la vulgarisation et de la défense de la culture téké.
Marie Alfred Ngoma Légendes et crédits photo :Une des prestations musicales lors de la guinguette africaine spéciale rumba 2026/ Jarel Sika |