Les Dépêches de Brazzaville



Insertion professionnelle : plus de 500 jeunes achèvent leur formation à Brazzaville


Le programme de formation des jeunes vulnérables s’inscrit dans le cadre du projet de Protection sociale et d’inclusion productive des jeunes (PSIPJ), soutenu par la Banque mondiale. Selon le responsable des apprentissages au niveau du Maître d’ouvrage délégué (Maud), Jean-Bruno Ndilou, le volet formation du PSIPJ est mis en œuvre par le ministère de l’Enseignement technique, en collaboration avec le ministère des Affaires sociales, à la suite d’une convention entre les deux institutions. « Les jeunes ont été formés dans plusieurs filières, notamment l’agriculture, la coiffure, la cuisine, l’infographie, l’élevage porcin, le maraîchage, la pâtisserie, la restauration et la transformation des produits alimentaires », a-t-il expliqué.

Initialement prévues pour une durée de six mois, les formations ont bénéficié d’une rallonge de deux mois afin de pallier certaines difficultés de démarrage. À Brazzaville, elles se sont achevées fin décembre 2025, ouvrant la voie aux évaluations en cours. Au total, 516 jeunes sont concernés, dont 397 filles et 119 garçons, répartis dans une dizaine d’ateliers et quatre centres de formation retenus comme centres d’évaluation.

Les formations ont été assurées aussi bien dans des espaces publics que privés – le Cefa, l’école nationale des Beaux-arts Paul Kamba, dans le premier arrondissement Makélékélé ou encore le centre privé Oxygène – et dans des ateliers encadrés par des maîtres artisans. Les épreuves d’évaluation, conçues par les inspecteurs du ministère de l’Enseignement technique avec l’appui de l’Unité d’ingénierie de la formation professionnelle, visent à mesurer l’acquisition réelle des compétences, conformément à l’approche par compétences adoptée par le ministère.

Dans chaque centre, un inspecteur joue le rôle de chef de jury, assisté d’un professionnel du métier et de formateurs. Dans les ateliers, les maîtres artisans participent également à l’évaluation. « Nous sommes dans une logique de contrôle qualité afin de garantir que les jeunes disposent des compétences nécessaires pour s’insérer durablement dans le monde du travail », a souligné Jean-Bruno Ndilou, lors d’une visite au Cefa des métiers de services, à l’école nationale des Beaux-arts Paul Kamba, dans le premier arrondissement Makélékélé.

Sur le terrain, les évaluateurs constatent des résultats encourageants. Au centre Case Monnereau, à Makélékélé, l’évaluatrice Mélina Célya Taïbou Maïmouna s’est dite satisfaite des progrès observés, notamment dans la filière coiffure. « Il y a une nette amélioration. Les apprenants ont acquis des connaissances importantes qui pourront leur permettre, demain, de créer leurs propres entreprises », a-t-elle déclaré, tout en appelant à la poursuite du projet afin d’élargir son impact à d’autres jeunes.

Pour les bénéficiaires, à l’instar des jeunes Elaïve Loufimpadio et Francine Amour Touarikassa, cette formation offre une seconde chance et une opportunité de s’autonomiser.


Fiacre Kombo

Légendes et crédits photo : 

Des jeunes femmes exprimant leur talent en coiffure/Adiac