Institut géographique national: une journée porte ouverte pour rendre visible le travail des cartographes
Dans cette optique, il a souligné l’urgence de sauvegarder le patrimoine exceptionnel de cet institut qui fait face à des défis majeurs pour préserver la mémoire collective. Héritier des installations du service cartographique de l'Afrique équatoriale française créé en 1945, l'IGN dispose des bâtiments se trouvant dans un état de vétusté inquiétant, menaçant la survie d'archives précieuses, dont des photographies aériennes et des rapports techniques essentiels à la mémoire collective et à l'aménagement du territoire. Pour le ministre, la restauration et la numérisation de cette structure constitue désormais « un devoir républicain vis-à-vis des générations futures. Car préserver ce patrimoine, c’est préserver la mémoire du territoire national et renforcer les bases scientifiques de la décision publique », a-t-il rappelé. En complément de la carte administrative, un ouvrage sur le « Zonage des terres agricoles du département de la Bouenza » a été présenté au Premier ministre. Un outil concret d’aide à la décision pour le développement agricole et la diversification économique. La direction générale de l’IGN, conduite par Étienne Paka, a plaidé pour une modernisation profonde de son plateau technique et une formation continue de son personnel. A l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle, elle appelle à faire évoluer ses méthodes, autrefois manuelles et analogiques, afin de lui permettre de répondre à la vocation de l’IGN, celle d'être l’opérateur national de référence en matière de données géo-spatiales. « Par l'organisation de cette deuxième journée porte ouverte, l'IGN ambitionne de montrer aux décideurs les avantages et les facilités qu'offre l'utilisation des technologies numériques pour générer, organiser, stocker, visualiser et diffuser l'information nécessaire à la prise de décision et à la planification », a expliqué Étienne Paka. Le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, a rappelé, au terme de sa visite, que la recherche scientifique constituait le huitième axe du projet de société national. Il a martelé sur l'importance stratégique de cette institution, soulignant qu’on « ne peut pas aimer et développer un pays si on ne le connaît pas ». En réponse aux sollicitations, le chef du gouvernement a pris la mesure de l'urgence de moderniser les infrastructures et a témoigné de sa disponibilité à soutenir les chercheurs pour rendre leur travail davantage visible et efficace, notamment pour anticiper les catastrophes naturelles et réussir l'aménagement du territoire. Jean Pascal Mongo-Slyhm Légendes et crédits photo :1- Présentation de la nouvelle carte administrative au Premier ministre / Adiac
2- Les officiels posant après la visite /Adiac |