Journée internationale des droits des femmes : les Ponténégrines appelées à une prise de conscience collective
« Les objectifs spécifiques de ces rencontres sont, entre autres, échanger sur les fondements et les enjeux du nouveau pacte social des femmes du Congo avec le futur président, recueillir les propositions, avis et attentes des femmes sur les questions prioritaires, renforcer le dialogue entre le gouvernement et les organisations féminines, impliquer activement les femmes dans le développement économique de la République du Congo », a-t-ajouté. La 116e Journée internationale des droits des femmes aura lieu le 8 mars prochain sur le thème international « Droit, justice, actions pour toutes les femmes et les filles ». Sur le plan national le thème choisi est « Ensemble pour un pacte social entre les femmes du Congo et leur futur président ». Pour la ministre en charge de la Promotion de la femme, ce thème est un appel à l’unité, à l’engagement, à la construction collective d’un avenir meilleur pour les femmes et pour le Congo. « Le pacte social que nous appelons de nos vœux doit être un engagement réciproque, un engagement du futur président à garantir l’effectivité des droits des femmes, un engagement des femmes du Congo à participer pleinement à la construction d’une nation plus juste, plus inclusive et plus prospère, un engagement des femmes du Congo à participer au processus démocratique avec leur participation aux élections de mars 2026 en faveur du candidat qui saura garantir leurs droits. Ce pacte social doit intégrer des priorités claires comme l’autonomisation économique des femmes, notamment celles évoluant dans l’économie informelle, l’accès à la protection sociale et aux mécanismes d’assurance, la formation et l’éducation des filles, la promotion du leadership féminin, la lutte ferme contre toutes les formes de violences faites aux femmes », a-t-elle indiqué. Les participantes à la rénion se sont félicitées des avancées perceptibles constatées dans la société avec la promulgation et l’application de la loi Mouebara n° 19-2022 du 4 mai 2022 portant lutte contre les violences faites aux femmes au Congo et des autres textes réglementaires protégeant les femmes. Elles ont noté les perspectives avantageuses pour les femmes avec, notamment, la mise en œuvre des fonds de soutien, la création des centres d’accueil et de réhabilitation pour soutenir les victimes de violences, tout en reconnaissant que beaucoup reste à faire. C’est ainsi qu’elles ont demandé à l’autorité gouvernementale de s’impliquer sans réserve pour que les pouvoirs publics leur apportent plus de soutien et d’appui en vue de l’amélioration de leurs conditions de vie et leur autonomisation. « Ce 8 mars doit être un moment de prise de conscience collective, un moment d’engagement, de bilan, un moment où la voix des femmes du Congo s’élève, forte, unie et déterminée. Je vous invite donc à continuer à vous organiser, à sensibiliser et à mobiliser autour de vous. Faites de ce 9 mars un grand rendez-vous de l’espoir et de la dignité », a-t-elle conclu.
Hervé Brice Mampouya Légendes et crédits photo :La ministre Ines Nefer Bertille Ingani Voumbo Yalo s'adressant aux femmes/Adiac |