Journée mondiale de l’environnement : la CEEAC appelle à une mobilisation collective
Les forêts du bassin du Congo, les cours d’eau, les zones humides, les terres agricoles ainsi que la riche biodiversité de l’Afrique centrale forment, selon lui, un capital stratégique non seulement pour les pays membres de la CEEAC, mais également pour l'équilibre écologique mondial. Cependant, « ce patrimoine commun fait face à de nombreuses menaces, notamment le changement climatique, la dégradation des terres, la pollution, l'exploitation non durable des ressources naturelles et les fragilités économiques qui affectent les communautés locales », a indiqué le commissaire de la CEEAC en charge de l'Environnement, des Ressources naturelles, de l'Agriculture et du Développement rural. Face à ces enjeux, il estime que les réponses isolées ne suffisent plus, « seule une approche régionale, solidaire et orientée vers des résultats concrets permettra de protéger durablement la population et les ressources naturelles ». Il a proposé une réponse régionale face aux défis environnementaux. Ainsi, la CEEAC réaffirme son engagement à accompagner les États membres dans la préservation du bassin du Congo, la restauration des terres dégradées, la gestion durable des ressources naturelles et la promotion d'un développement conciliant croissance économique, protection de l'environnement et justice sociale. L'institution sous-régionale entend également soutenir des initiatives visant à protéger les villes et les villages contre les inondations et les sécheresses, à promouvoir une agriculture durable et à favoriser la création d'emplois verts, notamment en faveur des jeunes et des femmes. Une responsabilité partagée pour l’avenir Le commissaire Maxime Nzita a invité les gouvernements, les collectivités locales, les communautés, le secteur privé ainsi que les partenaires techniques et financiers à renforcer leur coopération. Il a souligné que l'environnement ne doit plus être considéré comme un secteur isolé, mais comme le fondement de la sécurité alimentaire, de la stabilité, de l'intégration régionale et de la prospérité future de l'Afrique centrale. À travers cet appel, la CEEAC réaffirme sa volonté de faire de la sous-région celle de solutions, capable de préserver ses ressources naturelles tout en bâtissant un avenir plus résilient pour les générations « présentes et futures ». Car, « protéger l'environnement aujourd'hui, c'est garantir la résilience de nos peuples demain », a rappelé le commissaire en charge de l’Environnement, des Ressources naturelles, de l'Agriculture et du Développement rural. Yvette Reine Boro Nzaba Légendes et crédits photo :Le commissaire Maxime Nzita délivrant son message / DR |