Les Dépêches de Brazzaville



Journée nationale de la réconciliation : les jeunes invités au renforcement de l’unité du pays


Ghislain Thierry Maguessa Ebomé a eu un échange avec des étudiants de différentes facultés de l’Université Marien-Ngouabi, organisé par les Editions Okiera et le Pr Patrick Itoua Ndinga. Il a indiqué que son roman a été inspiré par la repentance des décideurs des actes d’atrocités en organisant « le dialogue national sans exclusive en 2001 ».  

Leur conversion a conduit à son questionnement sur la réconciliation du politique pour accéder au pouvoir et distribuer le rôle au niveau du  peuple. Son imagination l'a conduit à créer deux personnages principaux du roman, vivant l’un dans les quartiers Sud et, l’autre, dans les quartiers Nord du pays, manifestant des liens d’amour au vu et au su de la société divisée pendant les émeutes.

Il a également fait aux jeunes étudiants l’historique des grands événements qu’a connus le pays dans les années 1992, 1993, 1997, 1998 et 1999.  L’objectif était de les inciter à poursuivre l'oeuvre de reconstruction nationale, dans le prolongement du travail fait par les prédécesseurs. Cette couche juvénile doit continuer à penser à l’unité du Congo, à bannir les divisions et toutes formes de violence qui l'ont fragilisé, a dit l’écrivain.

« Le 10 juin, pour moi, est un appel à l’âme au peuple congolais... pour que le  Congo ne revive plus ce que les vieux ont vécu », a-t-il déclaré.        

Par ailleurs,  Ghislain Thierry Maguessa Ebomé a déploré le manque de considération aujourd'hui de cette journée nationale dans certaines parties du Congo. Les premières éditions, a-t-il rappelé, étaient marquées à travers le pays par la mise à disposition d’un seau d’eau de lavement des mains par les citoyens, symbolisant le refus des atrocités.


Lydie Gisèle Oko