Le Congo au féminin : cinq ans d’audace et d’impact célébrés à Brazzaville
Des panels riches, ancrés dans le concret du terrain Le programme, dense et minutieusement préparé, a offert aux participantes une immersion dans les compétences essentielles à leur épanouissement professionnel. Pour Emilia Mambissa, le choix des expertes n’a rien laissé au hasard. « Elles ont partagé leur histoire, leur processus, leur légitimité, dans des secteurs variés. On ne peut plus dire qu’il n’y a pas de modèles au Congo : elles sont là », a-t-elle souligné. Des thématiques très pratiques ont jalonné les deux journées de l’événement, à savoir construire son plan de carrière avec Lydène Kombo, convaincre lors d’un entretien d’embauche avec Stéphanie Stevens, maîtriser son pitch grâce à Daisy Portella, comprendre les bases du financement avec Annoncia Badiabio, gérer son commerce comme une entreprise avec Ika De Jong, ou encore innover grâce au digital et à l’intelligence artificielle sous la houlette d’Emilia elle-même.
La grande innovation 2026 : l’intégration d’un interprète en langue des signes, permettant aux femmes sourdes d’assister aux panels. Une avancée saluée comme un acte fort d’inclusion. Une clôture chaleureuse : prix, tombola et gâteau des cinq ans L’ambiance de la fin d’après-midi du 28 février relevait de la célébration collective. La tombola a distribué une pluie de lots tels que des t-shirts, tote bags, livres, tablettes numériques, massages, expériences bien-être, shooting photo, coffrets chocolat, suscitant cris de joie et rires complices. L’un des moments le plus symbolique a été sans doute la remise des distinctions. Miss Anna et maman Viviane Koubaka ont reçu le trophée Mwassi ya lokumu. Séraphine Ekoa, entrepreneure, a été sacrée Femme inspirante, une nouvelle qui l’a touchée depuis son déplacement sur les routes du Cameroun.
Ce qu’ont pensé les participantes de la 5e édition du Congo au féminin Ika De Jong, invité d’honneur et panéliste, salue « la force d’un événement capable de valoriser des femmes souvent oubliées, comme les mamans des marchés ». Elle encourage : « Croyez en vous et ne laissez personne vous dire que vous n’êtes pas capables ». L’une des mamans des marchés, Viviane Koubaka, rayonnait avec son prix. « Convaincre les mamans de quitter leur commerce n’était pas facile. Mais elles ont appris comment gérer, économiser, se développer. Je remercie Mme Emilia : elle n’a exclu personne », a-t-elle confié. Pour Bienvenue Amboa, étudiante en 6e année de médecine, cette première participation a été une révélation. « Je rentre avec de la gratitude. Je ne savais pas que les femmes pouvaient se réunir ainsi pour s’entraider », s'est-elle réjouie. Du côté des exposantes, l’institut Body Care reconnaît avoir vécu « une participation exceptionnelle, meilleure que dans d’autres salons ». Preuve que Le Congo au féminin devient une plateforme incontournable pour les jeunes entrepreneures et les structures dédiées au bien-être. Avec une édition marquée par l’inclusion, la qualité du contenu et l’énergie contagieuse des participantes, Le Congo au féminin s’impose plus que jamais comme un moteur de transformation sociale. Rendez-vous est déjà pris pour mars 2027. Merveille Jessica Atipo Légendes et crédits photo :1- Emilia Mambissa, promotrice du salon Le Congo au féminin, animant un atelier /DR
2- Quelques moments forts de la 2e et dernière journée de la 5e édition du salon /DR
3- Une vue des stands d’exposition /Adiac |