Littérature : « Le bonheur dans ses yeux », un roman sur la quête intérieure
L'événement a été marqué par la présence de Prince Michrist Kaba Mboko, ministre délégué auprès du ministre des Sports, de la Jeunesse et de l'Éducation civique, chargé de la Jeunesse et de l'Éducation civique, ainsi que du Pr Grégoire Lefouoba, philosophe et ancien ministre, dont l'intervention sur les racines anthropologiques de la violence a retenu l'attention de la salle. Trois personnages, un même vertige Diplômée en ressources humaines et en droit public, alumni de l'Université du Maine en France, Auriane Elion est également auteure de l'essai «Optimise » (2020), consacré au développement personnel et professionnel. Elle avait déjà signé en 2023 «La salle d'attente du bonheur», roman ancré à Brazzaville, plébiscité par ses lecteurs pour son rythme, sa précision des repères spatiaux de la ville et sa manière d'habiller des faits de société banalisés d'une écriture à la fois fluide et sensible. Avec « Le bonheur dans ses yeux », l'auteure poursuit son chemin littéraire vers une œuvre plus profonde et résolument romanesque. Le roman suit Omani, chirurgien pédiatre, qui rentre au Congo après dix années d'exil en France, porté par la conviction de se reconstruire. Mais le retour aux sources ravive des blessures enfouies. Sur son chemin il croise Maya, femme intrigante et mère dévouée d'un petit garçon malade, Adam, dont le regard le boulevers bien au-delà de la raison; puis Jeanne, l'amour de jeunesse qu'il n'a jamais oublié, dont le retour réveille les non-dits et les promesses interrompues. Entre silences, loyautés et vérités dissimulées, les destins se croisent et se heurtent, et chacun doit décider jusqu'où il est prêt à aller, et ce qu'il est prêt à perdre. L'amour reste le fil conducteur, toujours le thème central Le bonheur comme course À ceux qui lui demandaient de définir le bonheur, Auriane Elion a livré une formule qui résume bien l'ambition du livre : « Le bonheur est une quête perpétuelle, une course très souvent freinée par le passé et tiraillée par l'avenir ». Le message qu'elle souhaite transmettre n'est pas une promesse de destination, mais une invitation à s'arrêter, à s'approuver, avant de repartir. Et si on lui demande en une phrase pourquoi lire ce roman, sa réponse tient en une formule : « Si vous avez déjà aimé, si vous avez déjà poursuivi le bonheur, vous pouvez trouver dans les personnages de ce livre des compagnons de course, qui vous feront peut-être réaliser que le bonheur, vous l'avez déjà ». Dans la salle, un jeune lecteur, l'un des rares à avoir lu l'ouvrage avant sa présentation, a parlé d'une invitation à croire en des jours meilleurs malgré les difficultés. Naomi Kasaki, fidèle lectrice depuis «La salle d'attente du bonheur», attend de voir si la maturité revendiquée par l'auteure se confirme sur toute la longueur du texte. Pour elle, le rendez-vous est déjà pris. Quentin Loubou Légendes et crédits photo :1- Auriane Elion lors de la dédicace du livre / Adiac
2- La couverture du roman / Adiac |