Littérature : le roman « Makwabalé » au cœur des échanges
Premier à intervenir lors de la présentation-dédicace du roman « Makwabalé », l’écrivain Obambe Gakosso a partagé son impression initiale, celle d’un texte « capable de présenter une fresque où l’on sent un certain passé, mais un passé difficile à situer, avec un brin de modernité ». Décortiquant la première de couverture, il a souligné la puissance des symboles. « Le rouge vif n’est jamais anodin dans nos traditions. Les deux coqs non plus : l’un plus haut, l’autre plus bas, comme un roi et un prince en dialogue silencieux », a-t-il détaillé. Pour lui, rien n’est laissé au hasard : les ombres à l’arrière-plan, la présence du brouillard, la dynamique des voix intérieures qui hantent le prince. « Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître », a-t-il tranché, saluant la profondeur imagée du récit.
Plus technique, Edmond Serge Liboko a livré une analyse syntaxique rigoureuse, regrettant les fautes laissées par l’édition et rappelant qu’un roman à tome requiert généralement plus de volume. « Un roman à tome ne saurait avoir moins de 200 pages. Et plusieurs fautes syntaxiques auraient dû être corrigées pour préserver la force du texte », a-t-il déploré. Son intervention, loin de décourager l’auteur, a rappelé la nécessité d’un accompagnement éditorial solide afin de préserver la qualité d’une œuvre déjà saluée pour son ingéniosité et consolider les futures productions d’Au-Giral-Amed Ebomb-Simba.
Au terme de la séance dédicace de son roman, Au-Giral-Amed Ebomb-Simba, dans une interview avec la presse, a tenu à rassurer son lectorat sur la suite de son œuvre. Si le tome 2 n’arrive pas immédiatement, il n’en demeure pas moins en préparation. « Soyez patients, il viendra », a-t-il glissé avec un sourire. Entre-temps, il s’apprête à publier un autre ouvrage, un essai mêlant philosophie et développement personnel, qu’il présente comme « le meilleur texte qu’il ait eu à écrire jusqu’ici ». Une promesse littéraire qui ouvre déjà l’appétit des lecteurs. Merveille Jessica Atipo Légendes et crédits photo :1- L’auteur, entouré des autres panelistes, face au public/Adiac
2- Une vue des participants à la rencontre littéraire/Adiac
3- Au-Giral-Amed Ebomb-Simba dédicaçant quelques exemplaires de son roman « Makwabalé »/Adiac
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