Les Dépêches de Brazzaville



Littérature : le roman « Paulin le mal-aimé » présenté au public


En ouverture de la cérémonie littéraire rehaussée par plusieurs convives dont le maire de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, le Pr Scholastique Dianzinga, historienne et préfacière de l’œuvre, a partagé l’intensité de sa découverte. « J’ai commencé à lire et l’histoire était tellement poignante, tellement bien rendue, qu’elle m’a secouée. Ce roman vous interpelle et vous dit : pourquoi la vie peut-elle être si dure ? », se remémore-t-elle. Elle a salué « l’audace de raconter une histoire vécue avec une telle précision » et encouragé l’auteur à « aller plus loin, parce qu’il peut produire davantage ».

Puis, le Pr Dieudonné Moukouamou-Mouendo a livré une analyse critique fouillée. « Ce roman est un récit qui part du réel pour glisser vers la fiction », a-t-il expliqué, décrivant une œuvre « structurée en douze chapitres, facile à lire et passionnante ». Il a souligné la maîtrise narrative de Gakosso, capable de « brouiller les repères temporels pour entrer dans la fiction », tout en évoquant avec finesse « des pans entiers de nos réalités sociales, culturelles et identitaires ». À travers Paulin, a-t-il dit, « l’écrivain raconte la vie d’un homme qui se bat jusqu’au dernier moment ».

Au terme de ces analyses, l’auteur, très ému, a confié les racines profondes de son manuscrit. « Ce roman est né d’une pensée pieuse à l’égard de mon géniteur. J’ai pensé à sa vie, à ses péripéties. Je ressentais tout cela comme des leçons et j’ai voulu les partager », a-t-il dit. Reconnaissant la charge intime du récit, il a ajouté : « Quand on lit ce roman, on aurait voulu que Paulin ressuscite… mais son destin était tel que sa vie devait s’arrêter là pour servir d’enseignement ».

La cérémonie a été rythmée par des lectures d’extraits poignants, notamment la page 62 décrivant les nuits d’étude difficiles du jeune Paulin, ou encore la page 122 où l’homme vieilli affronte l’ultime solitude. Des intermèdes musicaux ont ponctué ces moments chargés d’émotion.

Parmi les participants, l’honorable Esther Gayama Ahissou a livré un témoignage fort : « Je félicite l’auteur qui nous surprend agréablement. Ce livre, c’est l’expression de l’amour d’un fils envers son père. Il nous rappelle l’importance de la famille, du rôle du père, dans une société où les repères se perdent ». Elle a également salué « l’audace d’écrire », rappelant que « c’est une contribution essentielle à notre société ».

En entretien avec la presse, Guy Arsène Gakosso a conclu : « La vie, c’est l’opiniâtreté, la résilience, la persévérance. À travers Paulin, chacun peut se retrouver. Et la manière dont l’œuvre a été accueillie m’encourage à aller de l’avant ». C’est par la séance dédicace de quelques exemplaires du roman à l’honneur que la cérémonie littéraire a pris fin.


Merveille Jessica Atipo

Légendes et crédits photo : 

1- L’auteur entouré des autres intervenants et du modérateur de la rencontre littéraire/Adiac 2- Une vue de quelques participants/Adiac 3- Guy Arsène Gakosso dédicaçant quelques exemplaires de son premier roman/Adiac