Lomami : la libération de deux journalistes exigée à Lubao
Cet obsevatoire relève que cette accusation est consécutive à la diffusion, le 4 janvier, d’une déclaration du président de la société civile locale, Crispin Lumami Tshite, sur les antennes de Shilo FM. Ce dernier, explique l’Olpa, dénonçait l’existence d’un cachot clandestin à la résidence du chef de poste de l’ANR où une dame avait été détenue pendant 48 heures. A l'en croire, Joseph Ebondo, qui s’y était rendu pour s’enquérir de la situation de Sylvain Kiomba, a été aussi interpellé et placé en détention au cachot de ce service de sécurité L'action de l’ANR/Lubao constitue, selon Olpa, une interpellation injustifiée des professionnels des médias. « Il s’agit manifestement d’une atteinte grave au droit d’informer et d’être informé garanti par la loi congolaise et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme », a souligné cette association. Elle exige, par conséquent, la libération immédiate et inconditionnelle des journalistes et exhorte les autorités provinciales de Lomami à favoriser l’exercice de la liberté de presse sur toute l’étendue de la province. Lucien Dianzenza Légendes et crédits photo :Sylvain Kiomba et Joseph Ebondo |