Parité homme-femme: la Franco-Congolaise Kenneth Bourienne au Haut conseil à l’égalité en France
Elle constate que ce qui fait la force d’une instance comme la sienne, c’est précisément cette diversité. Des regards qui se croisent. Des expériences qui s’additionnent. Des débats qui enrichissent. Des convictions qui permettent de construire. Derrière chaque rapport, chaque recommandation, chaque prise de position, il y a un travail souvent invisible : des auditions, des échanges, des contributions, des heures de réflexion collective. La secrétaire générale du HCE en déduit que c’est cette exigence collective qui donne ensuite toute sa force à la parole portée par une institution. « Car, une institution se nourrit d’une pluralité de regards, mais son impact repose aussi sur sa capacité à faire émerger un message commun, clair et cohérent », écrit-elle. Elle rappelle qu’étant dans une époque où tout s’accélère, où l’on voit souvent le résultat avant le chemin parcouru, il est essentiel de rappeler la valeur du travail de fond. « Les grandes avancées naissent rarement d’une seule personne », confie-t-elle. Et de préciser qu’elles naissent d’un collectif capable de transformer des expertises multiples en avancées concrètes. Kenneth Bourienne conclut que servir une institution, c’est contribuer à une œuvre commune, parfois visible, souvent discrète, mais toujours essentielle. « C’est un honneur de servir, aux côtés de femmes et d’hommes engagés, cette mission républicaine : faire avancer l’égalité entre les femmes et les hommes », a-t-elle écrit.
Marie Alfred Ngoma Légendes et crédits photo :Kenneth Bourienne |