Présidentielle du 15 mars : le scrutin jugé « crédible et transparent » par les observateurs
Les missions ont relevé une participation encourageante des électeurs ainsi qu’un climat apaisé dans les bureaux de vote. « Le secret du vote a été respecté grâce à des dispositifs adéquats, notamment les isoloirs et des opérations de dépouillement transparentes», a déclaré le chef de mission d'observation électorale de l'UA. Le dévouement des agents électoraux ainsi que la présence de femmes et de jeunes dans les bureaux de vote ont été salués comme des éléments positifs. Face à certaines failles constatées, la mission de l’UA a recommandé au gouvernement de poursuivre ses efforts afin de garantir « une meilleure inclusivité » du processus électoral, notamment par un soutien accru aux candidatures féminines. L’ancien président ghanéen a également plaidé pour un dialogue permanent entre les acteurs politiques, la société civile et les partenaires du pays, soulignant qu’il s’agit de « prévenir les controverses et favoriser la paix démocratique ». La mission d’observation de la CEEAC, dirigée par l’ancien Premier ministre camerounais Philemon Yang, a conclu que l’élection présidentielle du 15 mars s’est déroulée dans des conditions satisfaisantes sur les plans sécuritaire, matériel et organisationnel. Les observateurs, présents à Brazzaville, au Pool et Djoué-Léfini, ont salué la participation de la population et la qualité de l’organisation. Toutefois, ils ont relevé certaines insuffisances, notamment l’absence des représentants des candidats dans certains bureaux de vote, en dépit des exigences du code électoral. Pour améliorer les futurs processus électoraux, la CEEAC recommande notamment le renforcement des capacités des agents électoraux, l’encouragement des candidatures féminines, ainsi que l’amélioration des moyens de communication et de transport pour les électeurs et les observateurs. La mission insiste également sur l’importance du dialogue et de la concertation pour résoudre pacifiquement les différends électoraux, tout en appelant à la poursuite de l’éducation civique afin de renforcer la participation citoyenne. L’OIF pour le vote de la diaspora De son côté, l’observateur de l’OIF, Mohamed Béavogui, a insisté sur la nécessité de mettre en place des formations harmonisées pour les membres des bureaux de vote. Cela permettrait, selon lui, d’assurer une meilleure compréhension des procédures électorales et une plus grande efficacité lors des opérations. L’OIF, qui a déployé ses observateurs à Brazzaville, a également plaidé pour l’amélioration de l’accès aux bulletins de vote, l’instauration du vote de la diaspora, ainsi que le renforcement des moyens de communication et de transport lors des prochains scrutins. Fiacre Kombo Légendes et crédits photo :Les chefs de missions d'observation électorale/Adiac |