Réforme du système éducatif en République du Congo
Ce texte est le fruit des recommandations formulées lors des États généraux de l’éducation nationale, de la formation et de la recherche, organisés du 25 au 29 janvier 2024. Il vise à remplacer la loi n°25-95 du 17 novembre 1995, devenue obsolète face aux mutations sociales, économiques et pédagogiques. « Il s’agit d’adapter notre système éducatif aux exigences actuelles de qualité, d’équité et de performance », a indiqué Thierry Moungalla.
Autre changement notable : le certificat d’études primaires (CEP) remplace le Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) et devient officiellement le diplôme sanctionnant la fin du cycle primaire. En parallèle, le contrôle continu est instauré en classe de CM2, en remplacement de l’examen national. « Cette réforme allège le dispositif d’évaluation tout en valorisant le suivi pédagogique continu », a précisé le porte-parole du gouvernement. Le projet maintient l’architecture actuelle de l’enseignement secondaire général, organisée en deux cycles de quatre et trois ans, sanctionnés respectivement par le BEPC et le baccalauréat. Dans l’enseignement technique, l’accès au baccalauréat demeure conditionné par le brevet d’études techniques (BET). Fait marquant, le brevet de technicien supérieur (BTS) est désormais consacré comme diplôme d’État, renforçant ainsi la valeur des filières professionnelles. Déjà appliqué à l’université Marien-Ngouabi, le système LMD (Licence-Master-Doctorat) est étendu à l’ensemble de l’enseignement supérieur. Les curricula intègrent également la formation à une citoyenneté responsable, pacifique et patriote. La loi clarifie en outre les relations entre l’État, les partenaires publics, privés et techniques, tout en posant un cadre légal pour les cantines scolaires. Enfin, le projet consacre la création d’un Haut Conseil de l’éducation nationale, de la formation et de la recherche, placé sous l’autorité du Premier ministre. Le texte approuvé par le Conseil des ministres après examen et discussion, sera transmis au Parlement pour adoption, ouvrant la voie à l’une des plus importantes réformes éducatives de ces dernières décennies. Marie Alfred Ngoma Légendes et crédits photo :1- Les élèves dans un établissement scolaire de Brazzaville
2 - La délégation de la diaspora Europe ayant pris part aux états généraux de l'éducation à Brazzaville |