Les Dépêches de Brazzaville



Régulation du prix de la farine : le gouvernement et les minotiers harmonisent leurs vues


Au cours de la rencontre avec la ministre en charge du Commerce, les minotiers ont posé non seulement le problème de la régulation du prix de la farine mais aussi celui de la subvention de l’État qui jusque-là tarde à venir. « Puisque les minotiers ne parviennent pas à s’accorder, ils ont demandé l’intervention du ministère », a expliqué le président de l’Union patronale et interprofessionnelle du Congo, Dieudonné Ndinga Moukala, qui a conduit la délégation.

Le souci du gouvernement, selon la ministre Jacqueline Lydia Mikolo, est de faire en sorte que les entreprises congolaises ne puissent pas périr. « Le ministère du Commerce seul ne peut pas fixer le prix plancher. Le gouvernement dans son ensemble prendra des mesures adéquates », a-t-elle précisé, évoquant une des réformes qui verra le jour très prochainement. « L’exécutif prendra un texte afin que 10% de la farine de manioc soit intégrée à la farine panifiable », a annoncé la ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la Zlécaf.

À dire vrai, l’échange a permis à la ministre de dissiper les inquiétudes et projeter de la lumière sur les zones d’ombre comme l’a reconnu le président d’Uni-Congo. « Au-delà des préoccupations qu'on avait, on a senti auprès de la ministre une réelle prise en main de cette problématique puisqu'elle nous a détaillé un certain nombre de mesures pour satisfaire les minotiers. Des mesures qui vont être prises par le gouvernement, des possibilités qui vont être créées et qui pourront aider les minutiers à juguler cette question de prix », a-t-il fait savoir en soulignant que les minotiers seront soulagés car quelques coûts seront absorbés par ces mesures.

La ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la Zlécaf a reconnu, par ailleurs, les efforts des minotiers dans la production de la farine malgré les difficultés d’importation du blé, de transformation et de commercialisation. La production annuelle de la farine au Congo, rappelons-le, est estimée à 600 000 tonnes pour un marché national qui absorbe 150 000. Les minoteries qui composent cette Fédération ont toutes les agréments de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, même si aucune d’elles n’est installée dans la zone économique spéciale. « La qualité de la farine fabriquée est supérieure à celle vendue dans la sous-région », a indiqué la ministre.

 

 


Rominique Makaya

Légendes et crédits photo : 

La ministre du Commerce échangeant avec la Fédération des minotiers à Pointe-Noire / DR