Santé publique : le circuit logistique des médicaments au Congo va être digitalisé
En effet, la gestion logistique des produits de santé au Congo reposait principalement sur des outils papiers. Ce qui ne permettait ni une visibilité suffisante sur les niveaux de stock ni une remontée rapide de l'information, limitant ainsi la capacité des décideurs à anticiper les ruptures, les surstocks ou les pertes liées aux péremptions, a déploré la représentante résidente du Pnud. Pour pallier ces insuffisances, le gouvernement a engagé une réforme profonde de la gouvernance pharmaceutique nationale, se traduisant par l'actualisation de la politique pharmaceutique nationale, des plans directeurs, des procédures opérationnelles standardisées ainsi que le Plan stratégique national d'approvisionnement en produits de santé. 54 sites pilotes sur 92 déjà opérationnels Parlant des plateformes numériques, Adama Dian-Barry a rassuré que le système e-LMIS, développé autour de la plateforme Open mSupply, représente aujourd'hui l'une des réformes numériques les plus structurantes du secteur de la santé en République du Congo car, grâce à cet outil, les données logistiques deviennent disponibles en temps réel. « Les commandes sont automatisées, les consommations sont suivies avec précision, les ruptures peuvent être anticipées, les ressources sont utilisées de manière plus rationnelle. Autrement dit, nous passons progressivement d'une gestion réactive à une gestion proactive de la chaîne d'approvisionnement, qui anticipe sur les besoins en consommation de médicaments et produits de santé, et surtout éviter les ruptures de stock », a expliqué Adama Dian-Barry. Dans le cadre de la transformation profonde de la manière de piloter le système national de santé, cinquante-quatre sites pilotes sont pleinement opérationnels sur les quatre-vingt-douze prévus ; plus de cent vingt professionnels de santé ont été formés et trente tuteurs nationaux accompagnent quotidiennement les utilisateurs. Evoquant des perspectives, le Pnud a annoncé la finalisation du déploiement des trente-huit sites pilotes restants, l'achèvement de l'interopérabilité complète entre les différentes applications et la préparation, avec le soutien du Fonds mondial et de l'ensemble des partenaires, du passage à l'échelle nationale. Directrice de la pharmacie et du médicament au ministère de la Santé, Rosa Chanelle Ata Inyongi Ollessongo s’est félicitée de cette dotation qui intègre le projet de modernisation du système de santé national. Il s'agit, a-t-elle indiqué, de la digitalisation du circuit logistique pour permettre une meilleure gestion des médicaments sur l'ensemble du territoire national, une meilleure visibilité sur les stocks nationaux, et garantir la disponibilité de médicaments de qualité et autres produits de santé. « C'est un projet qui a démarré en 2023 avec une étude et qui a abouti au choix d'une solution informatique, parce que la gestion papier des stocks avait montré ses limites. Pour une meilleure gestion des produits de santé sur l'ensemble du territoire, il fallait que l'on passe à la solution numérique », a-t-elle expliqué. Le ministre de la Santé et de la Population, de son côté, a réceptionné le don avant de signer les documents y afférents. Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :1-Le Pr Jean Rosaire Ibara réceptionnant les équipements / DR
2- Une vue du matériel /DR |