Les Dépêches de Brazzaville



Santé publique : s’arrimer à la dynamique de modernisation et de sécurisation


L’exécutif justifie l'initiative, entre autres, dans le but de renforcer la gouvernance des professions sanitaires réglementées devant l’exigence croissante des patients en faveur de soins professionnels et de qualité.

« Dans ce contexte, la médecine bucco-dentaire occupe une place essentielle dans notre système national de santé. Son exercice requiert non seulement des qualifications techniques avérées, mais également le respect de normes éthiques et déontologiques strictes », a précisé le compte rendu du Conseil des ministres.

En effet, l’absence d’un cadre légal spécifique n’a pas permis, jusqu’ici, d’assurer un contrôle optimal de l’accès à la profession. Le texte en examen a pour objet de doter la profession de chirurgien-dentiste d’un organe autonome de régulation professionnelle, chargé d’encadrer l’exercice de l’activité, sur la base des standards de compétence, de moralité et de responsabilité universellement admis.

L’Ordre national des chirurgiens-dentistes est une structure de représentation, d’autorégulation et de discipline professionnelle. « Il a pour principales missions de : assurer la défense de l’honneur et de l’indépendance de la profession ; garantir le respect des règles déontologiques applicables à l’exercice de la profession de chirurgien-dentiste ; veiller à la compétence et à la probité des praticiens ; lutter contre l’exercice illégal de la profession ; établir et tenir à jour le tableau national de l’ordre », détaille le projet de texte de loi approuvé en Conseil des ministres.

Présenté par le ministre de la Santé et de la Population, le Pr Jean Rosaire Ibara, ce projet s’inscrit dans la dynamique de modernisation, de structuration et de sécurisation des professions de santé en République du Congo.


Guillaume Ondze

Légendes et crédits photo : 

Vue de l'extraction d'une dent /Adiac