Solidarité : le club Brazzaville lisalisi du Lions club apporte du soutien à l’Inac
S'exprimant à cette son occasion, le directeur de l’Inac, Florent Dibantsa, a remercié Dieu pour sa protection ainsi que les partenaires, donateurs, enseignants de cet institut et les parents car, «confier son enfant, c’est un acte de foi. Vous avez eu cette foi» . Il a indiqué qu’à l’Inac, la réussite n’a pas qu’un seul visage. Elle est aussi celle de l’élève qui a appris à se déplacer seul avec sa canne blanche; de celui qui a osé prendre la parole en public pour la première fois; de celui qui a passé ses nuits à transcrire un cours en braille. Le directeur de l’Inac a fait savoir que pour l’année 2025-2026, le taux de réussite est de 92% aux évaluations internes du préscolaire au lycée. Cinq élèves ont présenté le Brevet d'études du premier cycle et au baccalauréat avec confiance. Zéro élève abandon, c’est la plus grande victoire. Derrière chaque chiffre, il y a un enfant qui a refusé de baisser les bras. Il y a une équipe qui a refusé d’abandonner. Aux enfants, le directeur de l’inac a prodigué le conseil suivant: « Mes enfants, les vacances ne sont pas un arrêt. C’est une autre façon d’apprendre. Aidez à la maison. Lisez vos livres en braille ou écoutez en audio. Chantez. Jouez. Reposez-vous. Et surtout, souvenez-vous: vous n’êtes pas "aveugles". Vous êtes "voyants" autrement. Le monde a besoin de votre lumière. Aux élèves de terminale, que vous alliez à l’université ou en formation professionnelle, l’Inac sera toujours votre maison. Revenez-nous dire vos victoires. Chers partenaires, l’Inac ne vit que par la solidarité. Continuez à marcher avec nous. Un paquet de feuilles braille, un sac de riz, un ordinateur avec synthèse vocale..., chaque geste construit un avenir. Chers parents, continuez à croire en vos enfants. Le plus grand handicap, ce n’est pas de ne pas voir. C’est de ne pas être aimé. Chers collègues, rentrez vous reposer. Vous l’avez mérité. La rentrée 2026-2027 nous attend, avec d’autres défis, mais avec la même foi», a souligné le directeur de l’institut. Une collaboration de longue date
Davila Kaya, handicapée visuelle tardive, détentrice d’un BTS en communication d’entreprises et multimédias, a appris à écrire le braille et a travaillé à la radio Magnificat. « Je dis merci aux donateurs qui nous ont assistés, notamment le club Brazzaville lisalisi. Qu'il nous assiste encore et que Dieu les bénisse dans leur entreprise et dans leur famille. Je dis aussi merci à ceux qui ont créé cette école, parce que si elle n’existait pas, on ne serait pas des journalistes. Merci aussi au gouvernement qui nous a reconnu et nous a donné les mêmes valeurs que les personnes normales», s’est elle réjouie . Bruno Zéphirin Okokana Légendes et crédits photo :1- Le secrétaire du club Brazzaville lisalisi remettant un sac et un trousseau scolaire à un élève malvoyant / Adiac
2- Dr Opa, trésorière du club Brazzaville lisalisi, offrant un présent à un élève/ Adiac
3- Les dames du club Brazzaville lisalisi posant pour la postérité avec les élèves de l’Inac / Adiac |