Témoignage : Dominique Gentil Nkounkou rend hommage à Dieudonné Benito Amouzoud
« Je rencontrais un homme passionné de football et qui a tout donné de sa vie pour s’investir et investir dans le football. Après son passage comme président de la section football de l’Etoile du Congo, il s’est mis à rêver et a réalisé l’implantation d’un Centre études et sport, le premier au Congo. On n'y faisait pas que du football ; il y avait aussi du basketball, du judo, du karaté. Il a réalisé cette œuvre qui n’avait rien à envier à certaines structures en France. Les conditions étaient réunies et les infrastructures dignes d’une formation professionnelle », a-t-il témoigné. Une vision du « football business » selon lui, qui a pris forme quand Dieudonné Benito Amouzoud n’a pas lésiné sur les moyens pour recruter du personnel qualifié pour le CESD. Le professeur Mayanith a été le premier à incarner techniquement la structure. Grâce à lui, le centre a signé un partenariat avec les Italiens. « Après la fédération, il m’a consulté à la demande de Mayanith pour que je les rejoigne. Je les ai rejoins et ensemble, on a essayé, toujours avec son esprit de sacrifice, de faire en sorte que l’on puisse faire rayonner non seulement son centre mais aussi le football congolais à travers la formation », a commenté Dominique Gentil Nkounkou. Et d’ajouter : « Ensemble, nous avons recruté un directeur technique qui était Vincent Rautureau. Avec lui, nous avons donné une dimension internationale au CESD. L’équipe du centre a participé à trois tournois en France et en Afrique du sud. Grâce à ses rêves, nous avons aussi institué la Djiri Cup qui est devenue internationale. Nous avons ainsi pu participer à des sélections nationales comme celle du Gabon et une équipe française est venue. » La rigueur dans la formation de ce centre a vu naître de talentueux joueurs comme Durel Avounou, Harvy Ossiété, Exaucé et tant d’autres qui ont porté le maillot de l’équipe nationale avant que cet élan ne soit brisé. « Il était un maillon important de la mutation que l'on a commencé à donner à notre football. C’est un grand monsieur et c’est une perte considérable. Mais c’est la loi de la nature », a-t-il regretté. Dieudonné Benito Amouzoud s’en est allé mais ses œuvres restent éternelles. Et tous les joueurs formés par le CESD s’en souviendront. James Golden Eloué Légendes et crédits photo :Le CESD l'une des grandes réalisations de Dieudonné Benito Amouzoud/ADiac |