Transport fluvial : la réhabilitation des voies navigables s'imposePar manque de bateau destiné à la navigation sur ces rivières, les populations sont contraintes d’emprunter des pirogues motorisées ou traditionnelles afin de joindre la voie terrestre. Conscient de cette réalité, le ministère délégué chargé des Voies navigables et de l’économie fluviale entreprend des initiatives pour réhabiliter le transport sur les rivières secondaires. Le partenariat avec le groupe français, Vendée internationale, vise essentiellment cet objectif. Celui-ci a effectué en avril dernier, une visite de terrain dans les départements de la Cuvette et de la Cuvette Ouest, sur les rivières secondaires telles l’Alima, la Likouala aux Herbes et la Likouala-Mossaka. « Le ministère fera le choix des axes prioritaires pour signer un protocole d’accord », a indiqué, le 12 juin aux Dépêches de Brazzaville, le conseiller aux Voies navigables et chargé de la CICOS, Eustache Libata. En effet, depuis les années 1980, ces rivières secondaires n’ont plus connu d’entretien, faute d’équipements et de ressources. S'ajoute, le manque de suivi hydrologique pour permettre leur exploitation. Il s’agit d’installer les échelles hydriques pour lire les hauteurs d’eau afin de suivre la rivière et voir son évolution dans le temps et dans l’espace. Au Congo, le réseau des rivières secondaires concerne la Léfini, la Nkéni, l’Alima, la Likouala-Mossaka, avec une bretelle qu'est le Kouyou, la Likouala aux herbes, la Motaba et la Libenga. Cependant, la relance des activités fluviales se définira sur la base de trois rivières secondaires à savoir : l’Alima, La Likouala aux herbes et la Likouala Mossaka. Elles sont considérées de socle de base. À travers l’Alima, s’ouvre le nouveau port d’Oyo en construction avec le développement envisagé d'un trafic. La Likouala Mossaka permettra de désenclaver la Cuvette jusqu’à Etoumbi où un certain nombre d’activités agropastorales s’intensifient et à partir de Mossaka réside une possibilité de joindre d’autres axes fluviaux. Dans tous ces cours d’eau, le problème qui ressort est celui du manque de balisage et d’unités d'exploitation. Sur l’Alima par exemple, c’est l’ensablement de l’embouchure en période de basses eaux. pour les experts, il est question de le résorber car il est le meilleur cours d’eau exploitable toute l’année. Notons que le groupe maritime Vendee international est composé de la société Gisman, spécialisée dans la construction de navires en aluminium ; la société Merceron, spécialisée dans les travaux maritimes et le bureau Eram (étude, recherche, aménagement en milieu marin). La mission du groupe a permis de détecter les écueils à la navigation en vue de définir la méthodologie, les moyens techniques et nautiques à mettre en œuvre pour espérer une restauration. Rappelons que le réseau des rivières secondaires long de 495km est différent du réseau Inter-États du fleuve Congo et ses affluents : Oubangui et Sangha. Nancy France Loutoumba |