Zone Cémac : le taux de croissance chute à 3,0 %
Au niveau mondial, d’après sa mise à jour de juillet 2026, le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une croissance de 3,0% en 2026, contre 3,5% en 2025, à cause des tensions géopolitiques. Au niveau de l’espace communautaire, par contre, la situation macroéconomie n’est pas reluisante qu’on le souhaitait. D’après les prévisions de la BEAC, mises à jour courant ce mois de septembre, pour l’année 2026, en dehors de la croissance en légère baisse, la banque note une progression du niveau des prix conforme à la norme communautaire, avec un taux d’inflation en moyenne annuelle qui s’établirait à 2,2, contre 2,0% en 2025. La BEAC a aussi relevé un repli du déficit budgétaire, base engagements, hors dons de 4,5% du PIB en 2025 à 3,3 : et un déficit du compte courant, dons officiels compris, qui s’améliorait à 2,8% du PIB en 2026, contre 4,2% en 2025. Fin 2026, note le CPM, la masse monétaire devrait augmenter de 10,6%, et les réserves de change en mois d’importation des biens et services représenteraient 4,53 mois, après 4,07 mois en 2025. Par contre, le taux de couverture extérieure de la monnaie se fixera à 72,4%, contre 65,2% en 2025. S’agissant de l’orientation de la politique monétaire, le CPM a décidé de maintenir intact le taux d’intérêt des appels d’offres à 4,50%. Le taux de la facilité de prêt marginal est prévu à 5,75% ; celui de la facilitation de dépôts à 0,00% ; les coefficients des réserves obligatoires à 6,50% sur les exigibilités à vue, et à 4,00% sur les exigibilités à terme.
Firmin Oyé Légendes et crédits photo :Gouvernorat de la BEAC à Yaoundé au Cameroun |