Sangha : le préfet interpelle les agents de la force publique

Lundi 9 Février 2015 - 12:00

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel

Adolphe Elemba a entrepris de descendre dans les différentes localités de sa circonscription administrative. De retour de Pikounda, la semaine dernière, il a échangé, le vendredi 6 février, avec les services de l’État basés à Pokola. Le recensement administratif et les préparatifs des festivités du 15 août que va abriter la Sangha, avec en toile de fond, la municipalisation, tels sont les grands sujets évoqués.

Mais, le préfet n’a pas été tendre avec les agents de la force publique à savoir la gendarmerie, la police et la Surveillance du territoire. Motif : la propension pour ces derniers aux activités commerciales au point de sacrifier les missions de l’État. En effet, selon les rapports parvenus au préfet, de nombreux officiers, sous-officiers et autres se livrent au trafic du carburant alors que d’autres, propriétaires de taxi-motos, font travailler des sujets étrangers. De façon générale, il a fustigé des fonctionnaires qui se sont mués en commerçants.

Des pratiques, a martelé Adolphe Elemba, qui n’honorent ni leurs auteurs ni l’État qui les a affectés dans ces localités pour une mission précise : le servir. « Je concède que certains puissent exercer le commerce. Mais je récuse que des agents censés faire observer la loi, la violent ou deviennent des complices des étrangers », a signifié le préfet de la Sangha qui, visiblement outré par cet incivisme, a pris environ deux heures pour toucher la conscience des fonctionnaires. Et, particulièrement, les gendarmes et les policiers dont les responsables hiérarchiques au niveau départemental étaient associés à cet échange.

La vie chère, l’autre front du préfet

Adolphe Elemba est descendu au marché central de Pokola. Une démarche pédagogique pour rappeler les vendeuses et vendeurs au bon sens : la pratique des prix régulièrement reconnus. Cette sortie est dictée par la vie devenue trop chère dans certaines localités de ce département alors qu’elles sont traversées par des rivières poissonneuses et entourées de forêts giboyeuses. D’où vient-il que la vie soit aussi chère qu’à Brazzaville ou Pointe-Noire ? Telle est la question que se posent de nombreux citoyens qui découvrent Ouesso, Pokola, Ngombé, etc.

Dans la foulée, le préfet de la Sangha qu’entouraient des responsables politico-administratifs de ce département a prévenu les femmes de Pokola sur la célébration de la journée du 8 mars prochain. Un événement test avant le 15 août qui donnera à voir du niveau d’organisation et de mobilisation de son département et de ses populations.

Josiane Mambou Loukoula

Légendes et crédits photo : 

Le préfet saluant les responsables politico-administratifs de Pokola