Unesco Dream Center RDC : cinquante enfants formés aux métiers de la culture et des arts

Lundi 4 Novembre 2013 - 16:00

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Les ateliers d’initiation ont pris fin, le 2 novembre, au siège du centre de recherche d’arts du spectacle africain (Crasa). 

Les cinquante enfants scolarisés et non scolarisés, dont l’âge varie entre 8 et 12 ans, ont présenté des extraits de spectacle de musique, percussion, danse, théâtre, marionnettes et masques. Ils ont ainsi restitué la matière apprise pendant trois semaines d’ateliers sur ces domaines artistiques. «  Au cours de notre stage, nous avons exposé nos rêves d’enfants pour l’avenir.  Nous avons eu le plaisir de jouer ensemble, nous avons retrouvé la confiance en nous, à travers les exercices de musique, percussion, danse, théâtre, marionnettes et masques. Merci de nous aider à réaliser notre rêve, chers parents. Aidez-nous à aller à l’école et à aimer les arts et la culture du quartier. Donnez-nous la paix », a déclaré le représentant des enfants dans son mot de clôture. Le directeur du Crasa, Maître Mwambayi Kalengayi, a déclaré que les cinquante enfants qui ont pris part aux ateliers du mois d’octobre sont d’office des membres et partenaires du Dream center RDC. À cet effet, a-t-il souligné, le Crasa compte les accompagner dans leurs milieux respectifs pour les encourager à devenir des porteurs d’espoirs et initiateurs de projets au profit des autres enfants dans leurs milieux naturels.

Pour sa part, le bourgmestre de Kimbanseke, le Pr  Gatembo Nu-Kake a indiqué que la commune de Kimbanseke, qui est la plus peuplée de la ville de Kinshasa, est une mosaïque culturelle qui s’ignore, une richesse culturelle inépuisable mais mal exploitée. «  Kimbanseke regorge beaucoup de jeunes artistes dans les différents quartiers mais qui ne sont pas encadrés par manque d'infrastructures culturelles », a-t-il déploré.Le Pr Gatembo a précisé au public que le théâtre, la percussion, la musique, la danse, le masque et les marionnettes sont des œuvres de l’esprit qui doivent contenir des messages à véhiculer pour le développement de la communauté.

 Augustin Bikale, administrateur national chargé du programme Culture au sein de la représentation de l’Unesco en RDC, a salué les efforts fournis par le Crasa, renouvelé le soutien de l’Unesco à ce projet de grande envergure et a félicité les enfants pour leur savoir-faire. La cérémonie s’est clôturée par la remise des brevets et des cadeaux aux enfants.

Familiariser l’enfance avec les métiers des arts et de la culture

La tenue de ces ateliers s’inscrit dans le cadre de la mise en place à Kinshasa du « Dream center » de l’Unesco. Ce centre s’appuie sur la convention 2005 de l’Unesco axée sur la protection et la promotion de la diversité culturelle. La genèse du projet remonte à juillet 2013, lors de la participation du dramaturge congolais Mwambayi à une grande rencontre internationale de l’Unesco à Libreville au Gabon. Le projet proposé et  défendu par le Crasa a séduit le jury du fait qu’il met un accent particulier sur l’avenir ou le bien-être des enfants évoluant dans des quartiers où l’accès à la culture n’est pas facile. Le Crasa, à travers le Dream center RDC, entend familiariser l’enfance en situation difficile avec les métiers des arts et de la culture et surtout aider ces enfants à exprimer leurs rêves, les visualiser et aussi les réaliser. D’où le nom "Dream center", centre de rêve . En RDC, le projet a été mis en place grâce à la coordination et au soutien d’Abdourahamane Dialo, représentant de l’Unesco en RDC et à l’initiative d’Alain Godonou, représentant de l’Unesco Gabon.

Créé en 1983 au Zimbabwe par maître Mwambay, le Crasa est une compagnie expérimentale de théâtre dont le travail est axé sur la recherche, la formation et la création vers un théâtre africain contemporain à partir de matériaux primitifs tels que masques, mythes, légendes, rites de passages et du corps. Le Crasa a formé de nombreux comédiens. Il a également réalisé et produit de nombreux spectacles à Kinshasa et à l’étranger

Patrick Kianimi

Légendes et crédits photo : 

Quelques enfants pendant la formation