Justice sociale : plaidoyer pour la participation des autochtones dans la gouvernance forestière
« L’objectif de l’atelier est de créer les conditions d’une compréhension commune des enjeux pour des solutions durables. L’OCDH souligne l’importance de la participation effective de la population autochtone et communautaire locale dont les voix doivent être entendues et prises en compte dans les décisions qui affectent leurs terres, leurs ressources et leurs emplois », a-t-il expliqué. Pour Lassana Koné, représentant de ‘’Forest people programm’’, la forêt n’est pas seulement une richesse écologique ou économique, c’est aussi un espace de vie, de mémoire, de culture et de subsistance pour la population autochtone et les communautés locales. « Notre engagement communautaire et notre travail d'analyse montrent que des défis subsistent, notamment en raison d'une harmonisation encore insuffisante entre les différents cas. Aussi, en raison d'une sécurisation fragile des droits fonciers coutumiers ainsi que de garanties procédurales de sauvegarde et de mécanismes de participation effective encore insuffisants dans les décisions qui affectent directement les communautés », a-t-il fait savoir en appelant à prendre en compte les réalités des communautés concernées, à renforcer le dialogue entre les différentes parties présentes. Le représentant de la direction générale de la promotion des peuples autochtones, Aubin Djondo Kende, quant à lui, a souligné le fait que les données issues de l’enquête menée auprès des communautés concernées permettent de résorber les problématiques sur la gouvernance forestière et le respect des droits humains des autochtones au niveau de l'État pour proposer des nouveaux programmes de développement.
Rominique Makaya Légendes et crédits photo :Les acteurs de société civile en atelier en faveur des droits des autochtones dans la gouvernance forestière / Adiac |