Les Dépêches de Brazzaville



Littérature : Sauve-Gérard Ngoma M. échange avec les étudiants sur ses ouvrages


À l’initiative du Pr Rony Dévyllers Yala Kouandzi, la rencontre s’inscrivait dans le cadre d’un séminaire consacré au champ littéraire africain. Pour l’enseignant, l’objectif était clair : rapprocher les étudiants des auteurs contemporains afin de renforcer leur compréhension des œuvres. « C’est un devoir pour nous d’aider les apprenants à approfondir leur expérience de lecture en ayant des contacts avec les écrivains, parce qu’ils sont vivants. On peut les rencontrer, échanger avec eux et mieux comprendre leurs ouvrages », a-t-il expliqué.

Présenté comme un écrivain de la jeune génération littéraire congolaise, Sauve-Gérard Ngoma Malanda s’est fait connaître très tôt, publiant son premier poème dans le journal La Semaine Africaine alors qu’il était encore étudiant. Depuis, il a construit une œuvre attentive aux réalités sociales, aux contradictions humaines et aux bouleversements du quotidien.

Le premier ouvrage au centre des échanges, Rêves sur cendres, publié en 2011 aux Editions L’Harmattan, plonge le lecteur dans un univers où se croisent désespoir et espérance sur fond de guerre civile et de quête de paix. À travers une poésie dense et intime, l’auteur explore les blessures humaines et le rêve d’une renaissance.

Publié en 2015 aux Editions Ndzé, Danse des silhouettes propose, quant à lui, une traversée poétique entre ombres et lumières. Dans ce recueil, les “silhouettes” imaginées par l’auteur évoluent dans une chorégraphie intérieure faite de doutes, de désillusions mais aussi de promesses d’avenir.

Enfin, son premier recueil de nouvelles, Même les nuits denses ont leur lumière, paru en 2018 chez L’Harmattan, aborde des sujets profondément ancrés dans la société : conflits de générations, sexualité, vivre-ensemble ou encore coexistence entre morts et vivants.

Face aux étudiants, l’auteur s’est réjoui de cette initiative. « Cela n’arrive pas tout le temps », a-t-il confié avant de résumer le message principal à travers sa plume. « La vie, c’est le jour et la nuit. Il n’y a jamais un noir parfait. Même dans les moments difficiles, il existe toujours une étincelle de lumière », a-t-il laissé entendre.

Parmi les participantes, Ariane Céleste Dao, étudiante en master à l’Ecole normale supérieure, dit avoir été particulièrement marquée par Même les nuits denses ont leur lumière. « Cet échange m’a permis de comprendre plusieurs aspects du ressenti de l’auteur et de voir à quel point ses histoires reflètent la réalité de notre société », a-t-elle souligné, saluant une littérature « concrète et proche des jeunes ».


Merveille Jessica Atipo

Légendes et crédits photo : 

1- Pr Rony Dévyllers Yala et l’écrivain Sauve-Gérard Ngoma Malanda /Adiac 2- Les étudiants en master à l’Université Marien-Ngouabi /Adiac